
Volkelius
Jean, (allemand. Volkel,) de la ville
de Grimma, dans le
cercle de
Meissen, fut connu, parmi les crypto-sociniens d'Altorf, par le nom de Popilius,
ou Populceus, qui est une
forme latinisée du nom
allemand Volkel. De
son histoire avant
son arrivée en
Pologne, et
qu'il ait rejoint les
sociniens, aucune
précision n'est
enregistrée,
mais Zeltner,
plus d'un
siècle avant,
observa, qu'il
était certainement de ceux qui furent
familiarisés avec la
division de
Saxe, dans
laquelle il
est né, pour
instituer une enquête
sur les circonstances qui l'amenèrent
à se lier
au parti socinien. Pour
l'instant rien
n'a été vérifié pour son
histoire au
début,
au-delà du
simple fait qu'il fut l'un
des bénéficiaires de
l'Electeur de Saxe, et
étudia la
théologie à
Wittenberg en
1578, dans
le collège St. Augustin d'où à cet
endroit il
fut reçu comme
un démonstrateur,
le vingt
septembre de
cette année. En
raison de sa relation
avec ce
siège de
l'enseignement,
il fut
parfois appelé, dans
les Actes Synodaux des
sociniens, "Magister Wittebergensis",
et Schomann, dans
son testament, le
désigne "Magister noster". Mais s'il fut
admis à sa
maîtrise à
l'université de Wittenberg,
cela reste incertain.
Pour
ses dons d’esprit, et ses efforts infatigables pour
promouvoir les intérêts de
l’église socinienne, les six lettes qui lui furent
adressées par Socin
Faust,
dans sa
correspondance imprimée, offrent suffisamment de preuves.
Pour quelque temps,
en effet, il fut le secrétaire de Socin, et
régulièrement l'employa en écriture
sous sa dictée. Par une pratique constante et
familière dans cette direction,
il devint totalement d'accord avec le point de vue de ce grand homme,
dont ses
idées il les fit siennes, et les exprima dans son travail
"Sur la vraie
religion", qui peut être considéré
comme un compendium des écrits de
Socin.Au début du 17 siècle, dans la
communauté des Sociniens à Rakow, leur
ecclésiologie était plus sophistiquée,
et dans "La vraie religion," Volkelius conçoit
une église tel un corps du peuple, guidée
par un Ministre, dont l'autorité viendrait de son talent
à convaincre la
congrégation que son enseignement suit celui des
Apôtres. Il est du devoir de
chaque membre d'utiliser sa raison pour examiner les paroles du
Ministre. En
tant que communauté, l'église doit
contrôler ses membres et faire en public ses
choix de Pasteurs pour seront ordonnés, tout comme
publiquement et individuellement
les membres doivent professer leur rattachement par le
baptême, s'ils le
souhaitaient. Encore, il dit, que d'être adhérent
d'une telle communauté n'est
pas crucial pour le salut, et Socin et Volkelius conseillèrent
leurs lecteurs de pratiquer de bonnes œuvres plutôt
que de se consacrer au
sujet de se trouver dans la vraie église.
Dans
l’année 1585, au synode de
Chmielnik, comme nous pouvons lire dans les Actes Manuscrits, Volkelius fut
admis en
tant que membre à part entière de
l’église socinienne, par un re-baptême.
Par
l’autorité de ce même synode, il
était nommé Maître
d’école à Wengrow, dans la
même année. Pour un temps, il accomplit le devoir
de cette fonction, en
relation avec la charge d’une congrégation. Nous
apprenons des Actes Synodaux
et d’une lettre écrite de Socin qui lui fut
adressée en 1594, qu’il était
nommé
Ministre de l’église en Philipov, dans le
Grand-Duché de Lituanie. Par la
suite, dans l’année 1610, il se
déplaça pour l’Eglise de Reiovice, et
en 1611,
ou 1612, pour Smigel. Mais bien que ses auditeurs de Smigel avaient un
haut
respect pour lui, dont ils en firent le témoignage au Synode
de Rakow en 1612,
dans le mois de mai 1613, il fut démis de sa fonction
ministérielle, par un
décret du synode, pour insubordination et fut suspendu,
jusqu’à ce qu’il puisse
donner des preuves de sa soumission à
l’autorité du synode. Comme cette
infraction n’avait pas été
enregistrée, dans les environs de mai 1614, il fut
de nouveau admis pour s’occuper de ses fonctions
ministérielles au synode de
Rakow, après avoir fait une déclaration de sa
soumission et de son obéissance.
Il
décéda à Smigel en
1618 et l'année
suivante,
à un synode
tenu le
5 mai, l'église de
ce lieu demanda, qu'un
successeur soit nommé.
Les
Actes Synodaux donnèrent la preuve
que Volkelius
était
marié, car les
membres de sa congrégation de Smigel, en 1612,
demandèrent la permission au synode
de Rakow, de ramener son épouse à Smigel. Mais il
semble que son épouse soit
décédée avant lui, en raison
qu’aucune mention n'est faite pour reconnaître sa
veuve, et de telles circonstances, pour les veuves des Pasteurs,
étaient
toujours particulièrement spécifiées
dans les comptes du synode. Il laissa une
fille, Catherine, pour qui, à un synode en
1621, deux cent soixante dix
huit florins furent accordés comme dotation.
Volkelius
fut distingué pour
son sérieux et son éloquence. Dans ses
écrits il était net et
élégant, et presque dans tous les aspects un
disciple de
Faust Socin. Il laissa derrière lui en manuscrit quelques
œuvres premières et
discours, aussi bien comme son grand travail "Sur la vraie Religion",
et il assista, bien qu'en petite partie, pour compléter le
Catéchisme
de Rakow,
et l’illustra avec des notes, ce
qui est confirmé dans "Le disciple Chrétien et la
revue théologique",
Vol. 3, de 1822, comme suit : "Quand
il décida que le Catéchisme de Rakow devait
prendre sa forme actuelle, la tâche
de réviser et remodeler la totalité du travail
fut assignée à Faust Socin, et Pierre
Statorius junior,
mais ces deux hommes furent
stoppés par la mort pour finir leur entreprise, elle fut par
conséquence
transmise à Valentine Smalcius et
Jérôme Moscorovius, avec qui il
apparaîtrait
que Volkelius
était aussi
associé".
Ses travaux publiés sont les suivants:
1. Le nœud gardien de
Martin
Smiglecius délié
par
Jean
Volkelius.
Rakow, typ. Seb. Sternacki,
1613, en 8 volumes. Ce travail est d’une extrême
rareté. Pour celui-ci et pour
lequel il y eut une réponse, et qui était
intitulée "Le nœud gardien",
Martin Smiglecius, le Jésuite,
s’efforça de montrer, qu’il ne pouvait
pas être
vraiment ordonné, et proprement qualifié de
Ministre Chrétien, en dehors de la
main de l’église romaine. Aux arguments qu'il
ajouta avec cette idée, Volkelius
répondit, autant
que
les sociniens étaient concernés, de laisser
à d’autres églises de rendre leur
propre réponse. Smiglecius répondit à
Volkelius
en 1614, et en 1618,
Volkelius
publia.
2. Une réponse pour l’insatisfaisante
"Réfutation" faite par le
"Le nœud gardien de Martin Smiglecius", par
Jean
Volkelius à Rakow, en 1618. Dans
cette
controverse Valentin
Smalcius
prit le parti de son ami
Volkelius, dans quelques notes
sur la prétendue "Réfutation" de Smiglecius, qui
furent publiées à
Rakow en 1614. Du côté des Calvinistes, une
réponse à Smiglecius fut écrite.
3. Le second est sur Les Œuvres de Dieu, le
troisième, sur la Religion Chrétienne,
le quatrième, sur les préceptes du Christ, le
cinquième, sur les aides requises
pour persévérer dans la foi et la
piété, et le sixième, sur
l’Eglise du Christ.
La Préface est écrite par
Crellius, et il y a de copieux indexes des
passages de l’Ecriture
expliqués et illustrés, et pour les principaux
sujets traités dans le cours du
volume. Le travail est à ranger parmi les principaux
systèmes de la doctrine
socinienne, et était considéré par les
sociniens eux-mêmes comme occupant la
place qui suit le Catéchisme de Rakow. Grotius, dans une lettre adressée
à Jean Crellius, (Epp ; Praestant.
Et Erudit. Virorum, p. 763), parle de lui dans les termes suivants, "Je trouve beaucoup d’observations dedans,
rendues avec un grand jugement, mais pour celui-ci je
félicite l’époque, à
laquelle
les hommes sont trouvés, et qui ne devaient
attachés autant d’importance aux
subtiles controverses que pour la vraie amélioration de vie,
et qui avançaient quotidiennement
vers la sainteté. Pour Reimannus, il y avait en
Volkelius
beaucoup
de génie, pas à un petit degré de
perspicacité, et une grande diligence. Ce qui
se trouve isolé et appris dans les écrits de
Socin et ses disciples, nous
l'avons ici devant nous rassemblé dans un seul volume." La partie de Volkelius
pour ce formidable travail fut
composée dès l’année 1612,
et il répéta qu'il avait envie de le
réviser, ce qu' il fit après de nombreuses
importunités, ainsi de le préparer pour la presse
en 1617. Mais sa publication
fut retardée par sa mort, qui eut lieu dans
l’année qui suivit. En 1619, On
demanda à Daniel
Franconius
d'écrire une juste
copie, et de la transmettre sans
délais pour Rakow, en ordonnant qu’elle soit
commise pour la presse, après subi
la révision de la précédente
utilisée. La copie fut bientôt faite, et en 1622
une résolution fut passée, qu'elle devait
repasser à une révision et correction
de Morcorovius, Goslavius, Smalcius, Crellius et Ruarus,
avec l'idée de sa publication.
Au
Synode suivant, en 1623, 110 florins furent decidés pour ce
but, en ajoutant
les deux ou trois cents de M. Czaplic, et Stanislas Lubieniecius
y contribua pour deux cent
trente de plus.
En
1624, Crellius fut encore exhorté
d'utiliser toute la rapidité dans le travail de
révision, et en 1625, on lui
demanda de stopper tout autre travail, en ordonnant de
compléter celui-ci, et
particulièrement de recomposer le premier livre, qui, comme
il semblait,
subirait un changement partout, comme pour apparaître
après longtemps comme une
composition originale de Crellius. En, 1629, le travail fut
envoyé à la presse,
et en y ajoutant la somme déjà
mentionnée, Cikovius contribua
de cent florins, et Jean
Krokier de cent
autres, pour les dépenses de la
publication. Toutes ces présentations, d’une si
grande importance pour les
sociniens à travers ce travail de Volkelius,
et un
extraordinaire soin fut pris en le préparant pour le regard
du public. Il
apparaît, de la page du titre, que la première
édition fut émise pour la presse
en 1630, et ainsi elle était vue après, que Sandius enregistra
un exemplaire d’une copie qui fut
vendue, en France, pour la somme de vingt cinq pistoles Hongrois. Une
seconde
édition fut clandestinement imprimée à
Amsterdam, en 1642, par la firme de
Blaeu, où selon certains comptes, cinq cent copies, selon
d’autres quatre cent
cinquante, furent publiquement brûlées, par ordre
des Magistrats, le 20
septembre 1642. Une amende de douze cents florins fut à la
même période imposée
sur l’imprimeur, et cette amende était par la
suite payée. Curcelaeus,
en écrivant à
son ami Ruarus, le 8 février 1642, dit que la raison que
cette édition fut
commise au feu était, que Volkelius fit
référence à la doctrine de la
Trinité, ayant
Satan pour auteur. Dans une autre lettre, écrite au
même ami, le 12 avril de la
même année, il dit, que les nouveaux Magistrats,
élus selon la coutume au début
de Février, annulèrent la sentence
passée par leurs prédécesseurs sur les
imprimeurs, qui, cependant, avaient été ainsi
alarmés par ce qui avait pris
place, qu’il ne serait pas de même, dans le futur,
pour s'engager dans
l’impression de travaux de cette description. Vogt,
qui posséda
une copie de la seconde édition, dit, qu’il n'y
avait pas dans la page du titre
une indication de temps, de lieu, ou du nom de l’imprimeur.
Une traduction de
celui-ci fut publiée à Rotterdam en 1649, dans la
page du titre duquel il est
établi, que le travail avait été
auparavant condamné et brûlé. La page
du titre
mit en avant, que cette version fut publiée par un Amoureux
du Royaume du
Christ, pour l’Instruction et la Confirmation sur les sujets
du Christ aux Pays
Bas. Maresius,
dans son
"Hydra Socinianisme expugnata," publié à
Groningen, en trois volumes,
1651-1662, inséra la totalité de
l’œuvre de Volkelius,
avec une
froide et mauvaise réponse qui lui était propre.
On pensa, que celle-ci fut
faite sur le conseil du vendeur de livres, pour favoriser la vente de
sa propre
réfutation.
4. Erklarung der Meinungen von dem
alleinigen Gotte. 1646, 4to.
5.
Sandius
remarque, que Scherzer attribu à Volkelius un travail sur la
discipline
écclésiastisque.
(Vidend. Sandii B. A. p.
96. Bayle, Diet. Hist, et Crit. Art. VolKelius. Bock, Hist. Ant. T. I.
pp.
992—1003. Zettneri Hist. CryptoSocinismi Altorf. pp.
360—362. Schomanni
Testamentum, p. 196, Anno 1585. Ruari Epistolae, Cent. i. N. 86, 87.
Thomte
Crenii Anim. Philol. et Hist. P. v. p. 264. Bibl.
Fratr. Polon. T. I . pp.
451—455. Vogt, Catal. Libr. Barior. p. 714.)
Didier Le Roux
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