Smalcius Valentin

Smalcius Valentin(en allemand. Schmaltz) est né à Gotha, dans l'une des principales villes de Thuringia, le 12 mars 1572. Son père, Nicholas Schmaltz, (d'où Valentin assuma le nom de Théophile Nicolaïdes), était une personne fortement respectée par les citoyens et les Sénateurs de Gotha, pour sa connaissance juridique et l'honorable personnalité qu'il avait, en tant qu'homme d'un esprit large et libéral. Valentin était l'enfant d'un second mariage contracté par son père à l'âge avancé de quatre vingt deux ans, ou plus, et il était seulement âgé de trois ans au moment de la mort de celui-ci. Il alla à l'école jusqu'à l'âge de dix sept ans et surpassa tous ses amis de classe pour sa rapidité à comprendre et la ténacité de sa mémoire. Son maître, Jean Dinckel, qui fut par la suite nommé Prédicateur de Cour à Cobourg et Surveillant en chef de tout le Duché, avait pour habitude de lui dire, bien qu'il était encore qu'un garçon, qu'il serait un second Luther. Jean Helter succéda à Dinckel à son poste comme précepteur, dont il est rapporté pour avoir dit de son élève, qu'il serait un jour le fléau soit de l'Eglise ou de l'Etat. Valentin eut une grande aversion pour cet homme et formula avoir une très faible estime de ses qualifications en tant qu'instructeur. Il contrastait défavorablement avec son prédécesseur, et son infériorité mentale était accompagnée, comme souvent il apparaît, d'un air de vanité et un ton de dictée, lesquels ne lui apportaient rien sauf une défaveur générale parmi ses élèves.

Même dans ses jours d'école en tant que garçon, Valentin fut habitué d'engager, avec sérieux, des discussions théologiques, et parfois s'exprima tant sans retenue, qu'il encourait la suspicion d'hérésie. Peu de choses s’imposaient sur son mental et il s’installa dans l'été de l'année 1589, avec un Valentin Brotkorp comme compagnon, à la ville de Leipzic, resta ici un court temps, et alla, dans l'automne, à Wittenberg, où il passa environ un an et trois mois. En 1590, il retourna chez lui, et dans la même année rendit visite à son ancien maître, Dinckel, à Cobourg, supposant qu'il pouvait être capable, et pensant son intérêt à la Cour, de lui procurer une occupation utile. Mais n'ayant pas reçu une réponse favorable pour l'objet de sa visite à Cobourg, il alla à Léna, et dans l'année suivante visita Strasbourg, où il rencontra André Voidovius, qu'il avait brièvement connu à Wittenberg, et qui maintenant parlait plus avec lui et vint à lui ouvrir son esprit sur des sujets religieux ; et à la même période lui montra une copie des "Dialogues' d'Ochino. Smalcius promit d'accompagner Voidovius, et son élève, Zachariah Krokier, en Pologne, mais fut empêché d'entreprendre le séjour à cause d'une maladie. En 1592, il alla une seconde fois à Leipzic, et, après resta ici quelques semaines, puis partit le 18 septembre à Smigel, où Voidovius avait décidé de le rencontrer. Mais Voidovius et son compagnon Ostorod, qui étaient davantage employés à cette période dans des travaux missionnaires, ne furent pas présents quand il arriva, et il fut aimablement reçu et entretenu quelques jours par Christophe Lubieniecius. Au retour de Voidovius, le professorat de l'école de Smigel fut donné à Smalcius, un poste qu'il conserva, et ses devoirs il les réalisa avec satisfaction, jusqu'à l'année 1598. 

Dès qu'il s'installa à son poste, il voua les pleines puissances de son esprit à la recherche de la vérité, et ayant donné dans la controverse unitarienne, il fut admis, par le baptême, comme membre de l'Eglise Socinienne, le jour de noël 1592. Sa première préoccupation, après son installation en Pologne, était de fournir une maison à sa mère. Pour ce but, il entreprit un séjour à Gotha, le 27 décembre, et retourna avec elle en sécurité auprès des Frères à Smigel, le dernier jour de Janvier 1593. Ici, elle reçut une cordiale bienvenue de madame Elizabeth de Zborw Dudithia, dont trois fils, Alexandre, Daniel, Jérôme et plusieurs jeunes nobles furent immédiatement placés dans les cours de Smalcius.

Dans le mois d'avril 1593, il alla de nouveau à Leipzic, essayant de poursuivre son voyage aussi loin que Gotha, dans le but de prendre sa sœur Osona, qu'elle revienne avec lui, mais il fit demi-tour, étant averti, par quelques marchants, qui étaient venus à la foire aux affaires, que des ordres étaient lancés pour son arrestation et son emprisonnement, dans la soirée du même jour qu'il avait quitté Gotha avec sa mère.  

Dans le cours de cette même année, sa correspondance avec Socin Faust débuta. Cet éminent homme vit en premier sa capacité pour l'utiliser en tant que Ministre Chrétien, et l'enjoignit, par tous les moyens, de s'appliquer diligemment à ses études théologiques, et non de laisser passer sa jeunesse, comme lui-même l'avait fait, en oisiveté et paresse, et en même temps lui dit, qu'il était en son pouvoir de réaliser aucune compétence ordinaire dans la connaissance des choses divines. 

Le 7 mars 1594, il épousa Agnes Blechow, dont le nom familial était Wotowski, puis changé en Blechow, pour l'état de son père, et portait ce nom. Dans les environs de cette période, il exerça la fonction de Catéchiste, conjointement avec Voidovius, dans l'église de Smigel, et dans l'année 1598, il fut ordonné l'un des Ministres de l'église de Lublin, auquel endroit il arriva accompagné de sa femme et de ses enfants, le 14 juin de cette année. Christopher Lubieniecius venait juste d'être nommé pour succéder à Martin Czechovicius dans cette ville, et consentit d'entreprendre ainsi une lourde charge, à la condition qu'il ait Smalcius comme aide. Faust Socin, qui se rendit compte des difficultés auxquelles ils auraient à satisfaire, écrivit une lettre d'encouragement à Lubieniecius le 14 août, et le 31 du même mois, adressa une autre à Smalcius, dans laquelle il dit, "Je suis extrêmement heureux, que les Frères vous ont trouvé très digne d'être associé à Christophe Lubieniecius, dans le direction de l'église de Lublin. Votre travail, particulièrement avec un tel collègue, ne sera pas au dessus de vos forces. Si vous êtes d'accord de vous installer ensemble, vous l'emporterez facilement sur chaque difficulté, et particulièrement sur celles qui vous rendent le plus anxieux. Mais vous aurez grandement besoin de la patiente et de la prudence chrétienne, que vous ne laissiez pas toutes les choses pour les hommes, comme l'Apôtre Paul disait, en ordre que vous puissiez en sauver certains." (Bibl. Fratr. Polon. T. I, p. 461.) Ici, il peut être remarqué, que Sandius, sur son récit de Smalcius, dit, qu'il fut le premier Recteur de l'école de Smigel, alors Pasteur de Rakow, puis à Lublin et dans un second temps à Rakow. (Bibl. Ant. P.99.) Mais Bock suppose que Sandius s'est trompé, qu'il alla comme Pasteur à Rakow, avant son installation à Lublin. (Hist. Ant. T. I. P. 2. p. 840.) Il semble probable, cependant, qu'un court temps se passa entre son abandon de son poste de Recteur à l'école de Smigel et son acceptation du co-pastorat avec Christophe Lubieniecius à Lublin, bien que nous ne trouvons pas d'enregistrement sur ce fait dans la publication de son "Journal". L'omission est probablement à cause de quelques tromperies de la part de celui qui transcrit ou bien du fait de l'imprimeur. L'autographe de son "Journal" est venu dans les mains de Crenius, qui le prêta à Zeltner pour en faire une copie, et Zeltner l’ajouta, par voie de supplément, à son "Crypto-Socinismi". (T. I. pp. 1158-1218). Mais il est évident qu'il y ait une certaine confusion dans cette partie de la copie imprimée, car la préposition "Ad" est placée, comme aditif, au bas de la page 1168, et la dernière page étant "24 Juillii". Il devrait aussi être porté à l'esprit, que la lettre de Socin, pour laquelle un extrait est donné au dessus, était adressée pour Smalcius à "Rakow", sur la présomption qu'il était à cet endroit, quand elle fut écrite (nommément, le 31 août 1598), bien que Smalcius lui-même établit, qu'il partit pour Lublin le 3ème jour du mois précédent, et arriva ici, avec sa femme et ses enfants, le 14ème jour du même mois. 

Peu de temps après son installation à Lublin, il reçut la visite de Faust Socin, et au cours d'une conversation, une allusion fut faite sur la disposition des Pasteurs lituaniens à se joindre dans l'invocation du Christ. Il apparaît, aussi, qu'il fut présent au synode tenu à Novogrodek, quand ce sujet fut discuté, et la totalité du poids de la défense de cette pratique lui fut donnée. "Il n'y avait rien de neuf pour moi", dit Socin, dans une lettre qui lui était adressée le 24 juillet 1559, "que d'apprendre de votre compte rendu, que ces Pasteurs lituaniens ne sont trouvés par aucun moyen libres d'ignorance sur ce sujet. Encore je m'étonne de Licinius, un homme qui, pour d'autres aspects est cultivé, et bien versé dans les écrits théologiques et discussions, qui, des débats que vous avez eus avec lui, avait commencé correctement à appréhender un sujet, qui n'avait pas été bien considéré par lui auparavant". (Bibl. Fratr. Pol. T. I. p. 461.) 

Dans le mois de juin 1600, Smalcius fut envoyé en Lituanie, avec son collègue Christopher Rudnicius, Ministre de Surasia, à un synode convenu à Novogrodek, et il entreprit une troisième mission de la même sorte, à la fin de cette même année, dans le but d'amener la discussion sur l'invocation du Christ à une finalité. Mais Josèphe Domanovius, le leader des Budnéens, à chaque fois, refusa de s’occuper des discussions et détermina après longtemps, suite à un débat prolongé, qu'il devait être excommunié. Tout le reste, comme nous l’avons entendu, donne dans leur assentiment pour la doctrine socinienne de la prière offerte au Christ, quand ils entendirent les arguments de Socin en sa faveur. 

Dans l'année 1603, par une résolution du Synode, Smalcius visita les églises à Dantzic, avec l'idée de contrebalancer l'influence, de quelques zélotes d'Angleterre qui avaient tenté de gagner les esprits des antitrinitaires des alentours : et, dans l'année suivante, il entreprit une autre mission en Lituanie, pour résoudre une discussion qui s'était levée sur le sujet du baptême. 

Après qu'il ait exercé la fonction de Ministre à Lublin, environs pendant sept années, il partit avec sa famille pour Rakow, le 19 octobre 1605. Ce changement fut déterminé par le synode de Rakow, en mai 1604, mais à partir des réclamations de l'église à Lublin, il fut autorisé de rester ici un peu plus de temps. Après ceci, Jacques Sieminius, Palatin de Polodie, fut habitué d'appeler Smalcius comme son propre Pasteur. Mais l'attention de cet infatigable travailleur dans la vigne du Seigneur ne se confina pas qu'aux devoirs de son office pastorale. Il fut employé à visiter les églises distantes, en dirigeant des débats avec les opposants, et en mettant au point les esprits pour les porter à l'union, en partie avec les mennonites et en partie avec les réformés, particulièrement à un synode de l'Eglise Réformée, tenu à Lublin, en 1612. 

Socin vécut assez pour voir les différents partis parmi les unitariens se rejoindrent dans un corps compact, et capables de faire face à tous les opposants, catholiques ou protestants, qui souhaitaient les assaillir dans la crainte et ouvrir le champ de la controverse religieuse. Les jésuites voyant et ressentant cela, ils renoncèrent à tous les espoirs du rétablissement de la faible monté de l'Eglise Catholique par d'équitables et honorables moyens. Ils se déterminèrent, cependant, à inciter de bas ordres de leur propre communauté pour des actions violentes contre tous les réputés hérétiques, et les luthériens furent les premiers à souffrir des effets de cette persécution politique. 

En 1605, le jésuite Pissecki s’adressant à son auditoire du pupitre dit, "Peuple de Dieu! détruis et brûle leurs églises!" Cette devise la cohue ne fut pas lente à l'adopter. L'église luthérienne de Posnanie où les jésuites avaient leur collège, fut la première attaquée, puis les Frères de Bohème. Les assassins étaient libres d'enlever la vie des ecclésiastiques protestants, et dans l'année 1611, Jean Tyscovicius, un unitarien de la ville de Bieslsk, se retrouva en procès et exécuté, pour violation de tous les principes de la loi et de l'équité, en refusant de jurer, lors d'une occasion publique, dans le nom de la Trinité. 

Ces énormités réveillèrent le sens du danger des unitariens, qui menaçaient l'intérêt protestant sous toutes les formes, et ils incitèrent à faire des ouvertures avec les mennonites et évangélistes pour une union, qui servirait à renforcer la puissance de chaque parti contre l'ennemi commun. 

Il fut pensé, qu'en cette circonstance, que les mennonites qui tenaient les mêmes opinions comme beaucoup d’antitrinitaires sur le baptême des adultes, pouvait servir à amener une union avec le corps, et une proposition à cet effet fut faite au synode de Rakow, en 1611. Smalcius et Moscorovius établirent une missive pour les mennonites et statuèrent sur les termes pour l'union proposée, et les négociations furent confiées à Goslavius et Christophe Lubieniecius. Les mennonites retournèrent un écrit pour réponse, mais le synode de Rakow, en 1613, vint à la résolution, que le projet devait être abandonné étant impraticable. 

La proposition faite par les unitariens aux réformateurs était, qu'aucun parti ne devait abandonner ou compromettre ses opinions religieuses particulières, mais qu'ils devaient être d'accord pour tolérer chaque côté, et se rassembler sur des termes mutuels de paix et d’acceptations. Mais le parti calviniste, ou évangélique, comme il était généralement appelé, refusa cette proposition, disant, qu'il serait impossible de former une quelconque union amicale, aussi longtemps que les unitariens conserveraient leurs idées sur la Trinité, la satisfaction du Christ, le mode de justification et le baptême. Jacques Zaborowski, un de ce parti, par la suite publia un travail en langue Polonaise intitulé, "Ogien z Wodom," qui est, "Feu et Eau". Pour celui-ci, Smalcius écrivit une réponse, dans laquelle il entreprit de montrer, que, sur tous les points strictement fondamentaux, il n'y avait aucune différence d'opinion entre les sociniens et les évangélistes. Mais comme ce premier ne put consentir à désavouer ses idées préférées, chérissaient des convictions, et comme ce dernier insista pour faire ainsi, étant la seule condition pour laquelle ils pouvaient s'accorder avec eux, chacun de ses corps religieux continua à poursuivre sa propre route, et de par leur division les catholiques gagnèrent de la puissance et finalement triomphèrent sur les deux. Les unitariens, prévoyant quel serait le résultat de la désunion existante parmi les différentes sections des protestants, n'abandonnèrent avec espoir leur plan favori d'une union. "Cet échec," dit le Comte Krasinski, "n'a pas empêché le renouveau ou des efforts similaires au rassemblement à Gorlice, prêt de la frontière de  la Hongrie, qui donne la hauteur d'un espoir de désillusion qu'un acte, impossible dans sa nature même, puisse être accompli". Pourquoi cet écrivain libéral et candide devait considérer l'union envisagée par les sociniens, comme "un acte impossible dans sa nature même", il est difficile de le dire, car il n'y  avait pas de certitude que l'on puisse faire obstacle à une telle union, mais elle reçut l'opposition de l'esprit bigot et limité du parti évangélique. Dans l'Eglise des remontrants, tous ceux qui professaient être des chrétiens, si leurs opinions théologiques étaient réunies en termes harmonieux, et quiconque comparerait les écrits de leurs principaux hommes, Episcopius, Curcellaues, Limborch, Le Clerc et Cattenburgh, seraient vite persuadés, qu'ils différaient largement entre eux sur certaines des plus importantes doctrines du christianisme. La charité, une vie saine et le refus de la persécution, étaient leurs principaux liens d'union, et pourquoi d'autres Chrétien consciencieux et sincères ne pouvaient-ils pas être d'accord à agir ensemble, s'ils ne souhaitaient pas adorer ensemble, sous le même principe ? Mais de retour du rassemblement de Gorlice, "Les Sociniens étaient surtout représentés pour cette occasion par Smalcius", Krasinski ajoute, "et Lombardus", mais Lombardus était le principal opposent à Smalcius, comme nous le verrons de part en part. "Après avoir été décidé lors des premiers arrangements, le rassemblement fut transféré à Ozarow et finalement à Belzyee, où les protestants s'étaient rassemblés pour un synode. Les sociniens envoyèrent ici leurs principaux responsables, Moscorovius, Suchodolski, Statorius et Lubieniecius, qui se rassemblèrent pour le parti des protestants, principalement par Krainski, le Superintendant des églises de Petite Pologne, et un écrivain ecclésiastique reconnu. Le résultat ne fut pas et ne pouvait pas être plus favorable que ceux des précédents rassemblements, et les discussions furent bientôt arrêtées en raison de l'intensité, que les sociniens et Moscorovius en particulier recherchaient pour imposer leurs opinions sur le parti opposé. Depuis ce temps il n'est plus apparu que le sujet ait été repris, bien qu'en 1619 une tentative fût faite pour conclure une alliance politique contre l'opposition romaine. Ceci ne fut pas tenté avec un meilleur succès, néanmoins ce sont les insurmontables obstacles qui rendirent la conclusion d'une union dogmatique impossible, ceux-ci ne se tenant pas en direction d'un tel pacte". (Historiacal Sketch, &c. Vol. II. Chap. XIV. pp. 378, 379). Ceci est peut être simplement une représentation d'une tentative de former une alliance entre les sociniens et les frères protestants orthodoxes en Pologne, alors nous n'avons aucune raison d'attendre de la plume d'un trinitaire calviniste, bien qu'il doit être évident pour n'importe quel lecteur sans préjugé, que le seul obstacle dans la voie de l'union proposée, était l'extraordinaire demande faite par le parti calviniste, que les unitariens, pour un premier pas, cessent d'être des unitariens. 

La question est bien connue, et offre l'un des plus constructifs avertissements enregistrés dans les pages de l'histoire, pour les mauvaises conséquences résultant de la bigoterie et de l'exclusivité. Les jésuites, voyant les éléments de désunion déjà à l'œuvre dans le camp protestant, et réellement pour l'instinct de leur propre ordre, avaient peu d'autres choses à faire, que de garder le silence là-dessus et attendre que les deux partis s'affaiblissent mutuellement toujours davantage, afin que  les deux deviennent une proie sûre et facile. D'ailleurs, ils n'attendirent pas longtemps. Dans l'année 1658, les unitariens furent expulsés de Pologne, par un acte de la Diète. Les ainsi appelés protestants évangéliques, au lieu de faire un effort pour empêcher ceci, firent tout en leur possible pour le promouvoir, et exultaient à l'idée, qu'ils étaient sur le point d'être témoins de la ruine d'un formidable rival. Mais de ce moment, le protestantisme lui-même devint virtuellement éteint en Pologne, car dans l'année 1681, nous trouvons Charles II donnant une instruction sur le nom des protestants orthodoxes de Pologne, qui étaient alors exposés à la plus cruelle persécution, et ne furent jamais par la suite en mesure de défendre leurs droits contre les empiétements catholiques. "Ceux-ci furent," comme l'auteur de "La vie de M. Thomas Firmin" plus justement fait remarquer, (pp.25, 26,) "ceux qui ont souffert que les unitariens soient bannis environs vingt ans avant, quand il était en leur pouvoir de l'empêcher, s'ils avaient autant, comme l'un de leurs représentants, protestés contre cela dans la Diète. Ils permirent volontiers, qu'ils puissent promouvoir la violation de la liberté des dissidents vingt années avant, et maintenant, ils étaient affaiblis par la perte de la totalité de l'intérêt unitarien, et ils viennent à leur tour à souffrir : ils n'auraient jamais perdu leur pays ou leur liberté, s'ils n'avaient pas votés en dehors des deux, par leurs (premiers) votes contres les unitariens. Une liberté ou une tolérance religieuse, une fois touchée, bientôt, s'interrompra en un instant, ou en partie, et vous annulez toute la raison d'elle, et tout le plaisir pour elle".

La mort de Smalcius, lequel avait peut être travaillé avec plus de zèle que tous les autres de ses contemporains et qui avait renforcé l'intérêt protestant en Pologne, eut lieu à Rakow le 8 décembre 1622. Il eut plusieurs enfants avec sa femme, mais ils décédèrent tous jeunes. Sa fille aînée, Christina, était mariée à Jean Grotkovius, mais elle ne vécut pas après son père. 

Comme écrivain, Valentin Smalcius était l'un des plus distingués unitariens polonais. Ses travaux sont caractérisés par l'éloquence et la persuasion, mais occasionnellement montrent des marques d'un tempérament hâtif, pour lequel, comme Bock très justement l'observait, Socin lui-même et ses disciples généralement en étaient libres. Il fut grandement distingué en tant que controverseur, et était égal à Socin en culture, en sérieux et en puissance d'argumentation. Zeltner l'appela "Omnium clarissimus athleta". Il fut un accompli maître des arts de la persuasion, comme il apparaît des nombreux convertis qu'il fit. Mais il fut insinué, qu'il avait employé aussi ses arts, dans le but de s'initier dans les bonnes grâces de la richesse. Daniel Clémentinus mentionne, parmi d'autres choses, qu'il laissa une propriété à la montagne de vingt milles florins ou 5000 livres sterling, le florin polonais étant estimé à cinq shillings anglais. Mais Schlichtingius nie, qu'il eut recours à des moyens injustifiables, soit pour la diffusion des ses idées ou bien l'accumulation de richesses. Ses travaux sont très nombreux et furent imprimés à Rakow. Ils sont extrêmement rares, peu d'entre eux reçurent une seconde édition, et aucune collection d'eux n'a jamais été insérée dans la ""Bibliotheca Fratrum Polonorum". Ce qui suit est un bref compte d'eux.

1. Sur la divinité de Jésus Christ, par Valentin Smalcius, de Gotha, Ministre de l'église de Rakow. Typ. Seb. Sternacki, 1608, 4to. L'auteur écrit ceci, bien qu'il présidait sur l'école de Smigel, et qu'il était le premier publié en allemand, à Rakow, en 1598, 8vo. Il fut établi avec un extraordinaire soin, et tint une place dans le premier rang des écrits sociniens. Il fut publié en Pologne, en 1608, 4 to., et encore en Allemagne, en 1627, 8 vo. Le texte de cette édition allemande s'accorde de plus prêt avec celui en latin, qu'avec l'allemand d'origine. Il y avait une dédicace par Jean Sieninius, Palatin de Podolie, pour Sigismond III pour la version latine. Une traduction hollandaise de celui-ci, par Doerek Raphaels Camphuysen, apparut en 1623, 4to. Une réponse élaborée pour celui-ci fut publiée par Cloppenburg à Franeker en 1652, 4to., et Jean Paul Felwinger publia un examen de celui-ci, et de plusieurs écrits unitariens à Altorf, en 1663, 8vo.

2. Une lettre de M. Guipert, co-Recteur de l'école à Gotha, écrite à Smigel en 1592. 

3. Une lettre pour un certain Théologien de Saxe, écrite le 15 mars 1593.

4. Une courte et simple réponse à un livre de Christopher Pelargus en défense du Dieu trine contre les nouveaux ariens. C'est une justification d'un traité de Faust Socin, intitulé, "Un Dieu, Christ, et le Saint Esprit", qui fut attaqué par Pelargus en1593. 

5. Un discours délivré à Rakow, le 9 mai 1605, pour les funérailles de Statorius junior, et Christophe Brockayus, de Jean X : 21 à 28. Polon. MS.  

6. Le reproche de Pierre Skarga par un Noble polonais : ou censure sur son livre, intitulé, "Le reproche pour les ariens", Rakow, 1604, 4to. Polon. 

7. Contre les huttériens, ou communistes moraves, écrit sur la requête de Geo. Hoffman, citoyen de Smigel. Rakow, 1606. MS. Allemand. Zwicker défendit les moraves contre Smalcius.

8. Un décorticage ou une analyse des paroles du Seigneur Jésus, Mathieu 28 : 18. Rakow, 1607, 4 to. Polon. Cette analyse contient la réfutation d'un discours, délivré par Pierre Skarga, le dimanche de la Trinité, à Cracovie, en 1604.

9. Un livre des psaumes et hymnes, utilisait par les Frères polonais dans leurs églises. Rakow, en 1610, 12 mo., 1625, 12 mo. Polon. Cette compilation fut faite principalement par Smalcius, mais le lecteur peut se référer aussi aux comptes de Stanislas Lubieniecius, fils., Jean Preussius, Samuel Pszipcovius, et Jean Statorius, ou Stoinius. 

10. La dédicace de Faust Socin "Lectures théologiques", inscrite pour l'université d'Heidelberg. Rakow, 1609. 

11. Une courte explication sur l'introduction de l'évangile de Jean. Rakow, 1607, 4to., polon. Une traduction allemande de son petit travail apparut en 1611, 8 vo. L'auteur dit, que le Christ est appelé "la parole", en raison qu'il était l'interprète de la volonté divine, et devint connu par la parole de Dieu pour le monde, qu'il est appelé "le Fils de Dieu", sur le compte de son éminence et ses prérogatives, en comparaison avec d'autres "Fils de Dieu" et "le seul engendré" en raison que Dieu n'avait élevé aucun autre au même degré. Par "le commencement" dans lequel "la parole était" il comprend le commencement de l'Evangile.

12. Des annotations sur la totalité du Nouveau Testament, excepté le livre de la Révélation, commencèrent à être écrites le 11 mai 1612. MS. Ces annotations remplissaient trois Quarto volumes. Le manuscrit vint en possession de Jean Hartigvels, de Rotterdam, de ces mains il passa dans celles de Samuel Crellius. Crellius partit avec lui vers Jabonski, Professeur de Théologie à l'université de Frankfort sur le Oder. Smalcius fut souvent exhorté d'imprimer ces brèves annotations, et à un synode tenu en 1620, il fut enjoint de faire un commentaire complet sur l'évangile de Matthieu, et les autres livres du Nouveau Testament, aussitôt il devait mettre ses petites annotations à la presse. A l'assemblée de Kreutzberg, en 1633, une résolution fut passée, autorisant la transmission de ses commentaires sur l'évangile de Matthieu, et l'épître aux Galates, pour les Frères aux Pays Bas, qui avaient exprimé le désir de les voir. C'était probablement avec l'idée d'être imprimés, comme une suite de la "Bibliotheca Fratrum Polonorum", mais pour une certaine raison, laquelle n'apparut pas, ils ne furent pas insérés dans cette collection. 

13. Une brève défense pour un anonyme "Traité sur l'Eglise, et la mission des Ministres", contre la réponse d'André Miedzybosz, écrite cinq années avant par Théophile Nicolaïdes, était maintenant publiée. Rakow, 1612, 8 vo. L'auteur anonyme du "Traité sur l'Eglise" était Faust Socin. La justification de Smalcius selon Reimannus, n'était pas qu'une insignifiante performance, et bien adaptée pour créer la confusion dans les rangs des Papistes. La défense pour le "Traité sur l'Eglise" est comprise en quatre chapitres, et celle de "La mission des Ministres" en deux chapitres ajoutés, correspondants aux cinquième et sixième de Miedzybosz. Le style de celle-ci et autres travaux controversés de Smalcius, est amère et sarcastique, et dans ces respects ses écrits contrastes défavorablement d'avec ceux de Socin et autres principaux auteurs unitariens, qui peut être était la raison qu'ils n'ont pas été réimprimés dans la "Bibliotheca Fratrum Polonorum." Pour d'autres aspects ils étaient bien adaptés pour avancer la cause des sociniens, et pleinement intitulés pour une place dans cette collection.

14. Une brève réfutation du Révérend Albert Borkowski "Traité concernant l'Eglise, et la mission des Ministres, dans laquelle il s'efforça de rebuter les arguments de Socin et Théophile, et pour défendre Miedzybosz : par le déjà mentionné Théophile Nicolaïdes. Mars, 1614. Rakow, Typ. Sternacki, 4 to. Certains avaient pensé que celui-ci, et le précédent travail, avaient été écrits par Volkelius, mais ils furent tous deux, sans aucun doute possible, produits par Smalcius. Miedzybosz et Borkowski étaient les noms dissimulés d'Albert Rozciszewski, le jésuite, qui prit le dernier de sa ville natale, Borkow, en Mazovie. 

15. Un papier que Smalcius dressa en coordination avec Jérôme Moscorovius, et qui contient des propositions pour une union des Frères Polonais avec les mennonites. 21 avril 1612. Polon. 

16. Une Réponse à un livre de Martin Smiglecius, le jésuite, intitulé, "Nova Moustra Novi Arianismi", par Valentin Smalcius, de Gotha, Ministre de l'église à Rakow. 1613. Rakow, Typ. Stern. 4to. Cette Réponse fut dédiée aux sénateurs de Thorn, Elbing et Dantzic. Bock reconnaissait que Smalcius, bien qu'il avait le mauvais côté de la défense, eut l'avantage sur Smiglecius pour un point d'argumentation : encore Smiglecius, bien que vaniteux et dominateur, n'était pas un Théologien mal informé. Certains avaient pensé, qu'il était né à Smigel, et que son nom venait de Smiglecius de ce lieu, mais il était natif de Reuschlemberg. 

17. Une réfutation de Valentin Smalcius sur une discussion concernant le Saint Esprit, tenue dans l'université de Léna, A.D. 1613, sous la Présidence d'Albert Graver, Docteur et Professeur de théologie dans cette université. Rakow, 1613, 4to. Reimannus admet, que, dans cette réfutation, Smalcius avait fait la pire apparition pour la meilleure cause.

18. Une réponse pour un écrit de Herm. Ravensperg, Ministre et Professeur de théologie à Steinfurt, intitilé, "Paranurm Sophismatum Socinianorum et Amussim Vertatis Examinatorum," &c., par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stren. 1614, 4to. Ravensperg professait d'avoir justifié Jean 8 : 58, et 13 : 30, pour les corruptions des sociniens, mais avait donné ombrage pas qu'un peu pour l'orthodoxie, par la violence de son attaque. La réponse de Smalcius, cependant, n'était pas distinguée pour sa modération. Ravensperg publia, dans le cours de la même année, sa propre défense, sous le titre, "Stenfurti Vindiciae SS. Trinitatis Mysterii," à laquelle Smalcius immédiatement répondit dans le travail pour être le prochain mentionné. 

19. Une réfutation de "Celles concernant l'unité sacrée de l'essence divine, et une Trinité de personnes dans cette unité sacrée, proposée par Jacques Schopper, Docteur et Professeur Principal de théologie à Altorf, 1613", à laquelle il ajouta une réponse à ce Herm. Ravensperg avait aussi ajouté dans un papier, intitulé, "Le ministère sacré de l'unité de la divine essence dans une Trinité de Personnes, &c.," par Valentin Smalcius, Ministre de l'église à Rakow. 1614, 4to. Rakow, Typ. Stern. Une version hollandaise de celle-ci apparut en 1664, 8vo. 

20. Une réfutation pour celles d'Albert Graver, Docteur de théologie, et Professeur Public dans l'université de Halle, dans laquelle il avait tenté de justifier l'incarnation du Fils Eternel de Dieu des attaques sur nos églises, par Valentin Smalcius, de Gotha, Ministre de l'église de Rakow. 1615. Rakow, Typ. Stern. 4to. Celles de Graver furent proposées dans une discussion à Léna, en 1612, et sa justification apparut au même endroit en 1613, 4to.

21. Une réfutation sur un travail de Martin Smiglecius, le Jésuite, intitulé, "La parole faite chaire", par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stern. 1614, 4to. Cette réfutation fut dédicacée pour Jacques Sicninius, Palatin de Podolie, et est divisée en vingt huit chapitres, les sujets occuperaient trop de pièces pour être spécifiés dans ces pages. Mais ils peuvent être vus dans un livre "Historia Antitrinitariorum," T. I. P. ii. pp. 861, 862, de Bock. 

22. Réfutation des thèses de Wolfgang Franzius, Docteur et Professeur de théologie public à l'université de Wittenberg, lequel proposa ici une discussion sur les principaux points de la doctrine chrétienne, dans les années 1609 et 1611, écrite par Valentin Smalcius, de Gotha, le Ministre de l'église à Rakow, en Petite Pologne, et publiée en 1614. Rakow, typ. Stern. 4to. Ce travail est dit pour être d'une telle rareté en Angleterre, qu'Ashwell, dans la préface de sa "Discussion sur Socin et le socinianisme", publiée en 1680, nous dit qu'il ne pouvait pas s'en procurer une copie, mais qu'il fit une recherche diligente. A cette époque, les sociniens avaient leurs émissaires et des partisans secrets, dans la plupart des universités protestantes d'Allemagne, qui cherchaient à faire des convertis à leur foi. Ces personnes transmirent tous les travaux à Rakow tous les travaux, publiés contre leur parti par les calvinistes, dès leur apparition, afin qu'une personne puisse préparer une réponse à ceux-ci, et pour le moment dont nous parlons maintenant, habituellement c'était à Smalcius de le faire. Franzius commença à publier ses "Discussions sur la Confession Augustine", en 1609. Dans l'année qui précéda, Smalcius dédicaça sa traduction allemande du Catéchisme Rakovien à l'université de Wittenberg, qui donna une offense à cette université, et excita l'indignation de beaucoup. Franzius, par conséquent, dans les travaux mentionnés ci-dessus, blâma, avec beaucoup d'idées et de gravité sur celui-ci, de sorte que cela peut être considéré comme la première attaque faite sur le Catéchisme Rakovien. La première partie de ses "Discussions" Rakow, 1606. MS. Germ. Zwicker défendit les moraves contre Smalcius.

23. Des notes sur un petit travail de Smiglecius, qu'il appelle "Une réfutation pour le vain essai d'unir son Nœud Gardien". 1614, à Rakow, Typ. Stern. 4to. La dédicace est signée A. R., les lettres des initiales d'Andrew Reuchlin, dont Smalcius prend du nom de jeune fille de sa mère, Catherine Reichin, et sous lequel il souhaitait être lié pour être caché. 

24. Une exhortation pour Isaac Casaubon, occasionnée par sa réponse à la lettre du Cardinal Perron : par André Reuchlin. A.S. 1614, 4to. La page du titre ne contient aucune mention de l'endroit où cette "exhortation" fut imprimée, mais il n'y a aucun doute qu'elle a été faite sur la presse de Sternacki, à Rakow. Le "Traité Théologique sur Dieu et ses attributs", de Conrad Vorstius, imprimé à Steinfurt en 1610, fut publiquement brûlé en Angleterre, en conformité avec le conseil et la recommandation d'Isaac Casubon, en 1611, donnés dans la lettre citée au dessus, qui fut imprimée en 1612, sous une forme séparée, et dans la déclaration de Jacques I., Roi d'Angleterre, adressée aux états généraux des Pays Bas, relatant l'affaire sur Vorstius. 

25. Une dédicace du commentaire de Faust Socin sur I Jean, dédiée aux sénateurs de Strasbourg. 1614, le 20 novembre. Cette dédicace fut réimprimée dans les travaux de Faust Socin, T.I. p. 155. 

26. Un examen des cent erreurs, dont Martin Smiglecius, le jésuite, avait collectées des deux parties de notre livre, dernièrement publié contre son "Monstra:" par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stern. 1615, 4to. 

27. Dix homélies sur l'introduction de l'évangile de Jean, délivrées et écrites en 1605, dont auxquelles est ajouté une paraphrase sur cette introduction : par Valentin Smalcius. Rakow, 1615, 4to. Typ. Stern. Sur ce travail Smalcius offrit un considérable labeur. Il fut traduit en hollandais par Doerck Raphaëls Camphuysen.

28. Une réfutation sur les oraisons de Jean Vogel et Joachim Peuschel, dans laquelle ils se vantent d'avoir renoncé au Photinianisme à Altorf, durant la présente année, par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stern.1617, 4to. Les noms de Vogel et Peuschel doivent être familiers pour tous les lecteurs de "Historia Cripto-Socin. Altorf", de Zeltner. Ces deux jeunes hommes avait été portés pour embrasser la doctrine unitarienne, mais étaient poussés par les théologiens d'Altorf de retourner dans le sein de l'Eglise Evangélique, et de rendre public une rétractation de leurs présumées erreurs, dans l'université de cette ville, qui était imprimée à Nuremberg, dans l'année 1617. Zeltner réimprima cette rétractation, dans un travail déjà mentionné, à laquelle il a joint la "Réfutation" de ces deux par Smalcius. 

29. Sur le vrai Christ, et la nature du Fils de Dieu, un Livre, opposé à celui que Martin Smiglecius, le jésuite, avait publié sous le même titre, et une réfutation d'un Travail du même Smiglecius, lequel il l'avait intitulé, "Sur la Satisfaction du Christ", pour nos péchés, par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stern. 1614, 4to. Ce volume est dédicacé pour Christopher Sieniuta, Héritier dans Lachowice, &c., dont Smalcius congratule, dans son accession pour la cause Socinienne. Il est aussi précédé par une préface spéciale et générale. La dernière partie, "Sur le vrai Christ", est divisée en quinze chapitres, les sujets duquel peuvent être vus dans "Hist. Ant." de Bock. T.I.P. ii, pp.873, 874. La lettre, "Sur la Satisfaction du Christ," est divisée en douze chapitres, les sujets sont aussi donnés par Bock.

30. Une réfutation d'une discussion concernant la personne du Christ, avec Albert Graver, Docteur en théologie, et Professeur Public dans l'université de Léna, tenus ici, 1612: par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stern. 1615. 4Tto.

31. Une réfutation pour les deux livres de Martia Smiglecius, le jésuite, qu'il avait intitulé, "De Erroribus Novorum Arianorum": par Valentin Smalcius. Rakow, Typ. Stern. 1614. 4to. Ce travail est dédicacé pour les frères Martin Czaplie Szpanowski, seigneur de Hluponin, et Georges Czaplie Szpanowski, seigneur de Kissielin. Il est divisé en deux livres, dont le premier est composé de huit chapitres et le dernier de sept. Les titres de ces chapitres sont tous donnés par Bock, mais ils prendraient trop de place pour être mis dans ces pages.

32. Un examen pour les cent cinquante sept erreurs rappelées, que Martin Smiglecius, le jésuite, avaient collectées de deux autres parties de notre livre, dernièrement publié, contre le "Monsters" dissimulé par lui, accompagné d'une réfutation de celles qu'il avait avancées dans son examen sur les cents premières erreurs : par Valentin Smalcius. 1616, 4to. C'est un travail différent du premier mentionné au dessus, avec lequel Jean Fabricius le confondit. 

33. Une réponse à un Livre de Jacques Zaborowski intitulé, "Feu et Eau". Rakow, 1619, 4to. Cette Réponse est dédiée à Romanus de Hoszczo Hoscky, et relaté pour l'union proposée pour être formée entre le parti socinien et évangélique. Le but de Smalcius est de montrer, que dans les fondamentaux il n'y a pas de différences entre les deux parties, et que cette union amicale entre eux est nécessaire, et sera productive et plus avantageuse pour le parti évangélique.

34. Une réponse aux deux pasquinades, dernièrement publiée par les évangélistes contre ceux, qui sont injustement appelés Ariens, par un Ancien de l'église, contre lequel ces pasquinades furent écrites. Rakow, 1619, 4to. Polon. Au sujet de la Trinité Smalcius dit, "C'est manifestement pour diverger avec notre opinion, qu'aucune mention devait être faite sur la Sainte Trinité, aussi loin alors que ceci signifie, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Car nous sommes baptisés dans le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et sommes fermement persuadés, qu'aucun homme peu être un disciple du Christ, et être sauvé, sans être baptisé dans le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit." Il dit encore, "Nous avisons et recommandons, cependant, qu'aucun homme, de vouloir se libérer d'une confession pour le Père, le Fils et le Saint Esprit, car nous sommes fermement résolus, par l'aide de Dieu, de rester stable dans cette confession jusqu'à notre dernier souffle". 

35. Le Nouveau Testament en langue Polonaise. Rakow, 1606, 8vo. Ce Smalcius participa dans la correction de cette version, nous l'apprenons de son "Diary", où il dit, "Le 19 Février 1606, Moscorovius, Licinius et moi nous nous sommes rencontrés, pour corriger la version polonaise du Nouveau Testament, et après quelques semaines, par la divine bénédiction, heureusement le finissions".

36. Le Nouveau Testament en langue allemande. Rakow, 1630, 8vo. Que Smalcius fut employé à former cette version est évident à partir de l'allusion faite sur elle dans l'intitulé, "Le messie des ariens, selon le Coran Turc". Rakow, 1615, 4to. Polon.

38. Une explication complète et plus exacte sur les trois derniers chapitres de Matthieu. MS. 

39. Une analyse et une explication de Jean XVII. MS. 

40. Une analyse de I Cor. MS.

41. Un sermon sur Matthieu XVI. 21 à 28. MS.

42. Divers autres sermons. MSS. 

43. Une narration sur les procédures du synode de Novogredek, relatant de la controverse concernant l'Invocation du Christ. MS. 

44. Un journal autographe sur la vie de Smalcius, auquel Zeltner opposa son "Historia Crypto-Socin. Altorf" qui jette une grande lumière sur l'histoire du socinianisme en Pologne et les pays voisins, pour les années 1572 à 1622. 

45. Adversaria : principalement historique. MS. Lubieniecius mentionne ce "Adversaria," dans son "Hist. Ref. Pol." et de sa notification d'eux, nous trouvons qu'ils étaient différents du "Journal" de Smalcius. Bock fit une minutieuse recherche sur ce livre en commun de Smalcius, de Samuel et Paul Crellius, mais était incapable d'apprendre dans quelles mains il était tombé, ou quelle finalité il advint de lui. 

46. Acta Racoviensia, ou une histoire pour les deux conférences tenues à Rakow, le 7 mars 1601, et du 7 au 19 octobre 1602, pour vingt deux endroits. MS. Sandius mentionne ces "Conférences," (B.A. pp. 174, 175,) et donne le nom des Ministres, Anciens et Frères qui les assistèrent. Des conversations tenues dans la propre maison de Smalcius, un compte fut écrit par Matthieu Radecius. Ces conversations, ou exercices théologiques, ils commencèrent le 7 janvier 1606, ils furent interrompus, par les remues ménages civils dans le Royaume de Pologne, du 22 février au 28 novembre 1607, et le dernier d'eux s'est tenu le 3 janvier 1609. 

47. Une lettre à Conrad Vorstius, écrite à Rakow, le 26 janvier 1614, l'invitant à se joindre aux sociniens de Pologne. Cette lettre, accompagnée de la réponse de Vorstius, déclinant l'invitation, et insérée dans "Lettres écclésiastiques et théologiques pour des hommes d'excellence et cultivés". Amst. 1660 (p. 414). Elles sont aussi imprimées dans "Lettres aux remontrants, de 1704," 4to. 

48. Une Conférence tenue à Gorlice, A.D. 1617, avec Pierre Lombard, Ministre de l'Eglise Réformée de Grolice. Cette "Conférence" est mentionnée par Daniel Clementinus, (Antapologie, p. 387,) et Smalcius le décrit ainsi dans son Diary. "Le 12 mai une conférence fut tenue entre nous et les évangélistes de Grolice, dans le pays prêt de la montagne, non loin des confins de la Hongrie, Pierre Lombard, (ainsi appelé par son maître, Christophe Krainski,) et moi étions les co-parleurs. Il y avait une plus large assistance pour nos personnes que pour les évangélistes. Les chefs du parti présent étaient M. Moscorovius, conseillé de Philipov, Morstinius, Stanislas Lubieniecius, Rupnovius, et non pas qu'un peu pour d'autres. Du côté des évangélistes il y avait environs vingt nobles, mais pas un d'éminent, quatre Ministres, sans compter que le susmentionné Pierre, les deux anciens, Stancarus et Plachta, et un Procopius, Chapelain de M. Mecinius. La conférence se termina le plus heureusement. Elle dura six heures". (P. 1207.)

49. Un discours funéraire en mémoire de M. Jean Glinski, sur Jean V : 25, délivré à Rakow, A.D. 1620.  

50. Une traduction de l'italien vers le latin du "Bref discours sur les causes d'une croyance ou d'une incroyance de l'Evangile", de Socin. Rakow, 1614, 8vo.  

51. Les écrits polémiques de Smalcius, dans ses controverses avec Smiglecius, et autres. Rakow, 1614, 4to. Bock n'a jamais vu cette collection des travaux de controverse de Smalcius, et pense probablement qu'elle n'a pas été réimprimée, mais consistait d'écrits polémiques de Smalcius séparément publiés, dont les jeux ont été collectés et reliés en quatre volumes, avec une nouvelle page générale du titre. 

52. Le Catéchisme de Rakow. 1605, 12 mo. Polon. De ce travail Smalcius était l'un des éditeurs associés. La première notification que nous trouvons de sa liaison avec ce catéchisme est dans son propre journal, du 25 avril 1605, où il dit, "Coepimus Catechism componere, Ego, Statorius, Moscorovius et Volkelius", (Zelneri Hist; Crypto-Socin. Altorf. Supp. P. 1179.) Si ce que Sandius dit peut être relié avec le travail qui reste principalement à Smalcius et Moscorovius, car cet écrivain ne fait aucune mention de Volkelius, dans sa liaison avec la préparation de ce travail pour la presse, et de Statorius il dit simplement, que lui et Faust Socin avaient fourni un travail sur lui. (B.A. pp. 78, 100.) Le Statorius ici mentionné est Pierre Statorius Junior, et la raison que rien n'est davantage dit de lui, en connexion avec la paternité, ou l'édition de ce catéchisme, est, qu'il décéda environ une quinzaine de jours après l'entrée précédente qui était faite dans le journal de Smalcius. Sa mort, en effet, est même le prochain évènement enregistré. Il peut être admis certains doutes, d'où l'expression "Catechesin componere" impliquant le cadre d'un travail entièrement nouveau et original, ou l'arrangement et la préparation pour la publication de matières fournies déjà existantes. Si la dernière peut être signifiée, elle peut être une allusion aux matières collectées par Faust Socin et Pierre Statorius, de qui certaines choses avaient été déjà dites dans le compte de Georges Schoman. Comme Statorius, après s'être associé à Faust Socin, dans la préparation de ce catéchisme, pas six mois avant la mort de Socin, était engagé dans une similaire entreprise avec Smalcius et d'autres environ une année après cet évènement, il semble naturel de penser, que le catéchisme publié par Smalcius et Moscorovius était substantiellement le même alors que celui pour lequel Smalcius et Statorius avaient auparavant travaillé dessus. Smalcius traduit ce catéchisme du polonais en allemand, et le publia en 1608, 12 mo., sous le titre suivant "Le petit Catéchisme, pour la pratique des enfants dans les services Chrétiens". C'était cette version, qu'il dédia à l'université de Wittenberg, et laquelle Wolfgang Franzina critiqua avec tant de sévérité, dans son 'Disputationes super Auguatanam Confessionem, 1609 à 1611."  Le suivant 

Bref résumé du Catéchisme de Rakow,


Exprimé pour la plus part dans les mots de la traduction du Dt. T. Rees, qui ne formera aucun rapprochement qui ne puisse être suivi dans le présent article. 

i) La Religion Chrétienne doit être enseignée à partir des Saintes Ecritures de l'Ancien et du Nouveau Testament, mais spécialement du dernier. Ces Ecritures sont authentiques et crédibles, et sont d'elles-mêmes suffisantes, ainsi que, dans toutes les choses nécessaires pour le salut, elles seules sont dépendantes au dessus. Ces idées sont si pleinement déclarées dans de nombreux passages, que tout à chacun, qui sérieusement observe par la suite réellement et en piété, implore l'assistance divine, pour qu'il puisse les comprendre. 

ii) L'Homme est anxieux de mourir, et ne peut de lui-même trouver une voie pour l'éviter, et une qui pourrait infailliblement l'emmener à l'immortalité. La voie du salut, cependant, a été découverte pour lui par Dieu, et consiste dans la connaissance de Dieu et de son Fils qu'il envoya.

iii) La connaissance de Dieu consiste dans la reconnaissance de sa nature et de sa volonté. Nous avons besoin de connaître que Dieu existe, qu'il est un seulement, qu'il est éternel, qu'il est la perfection même, sagesse et puissance. Encore, nous devons connaître qu'il possède une incontrôlable liberté et volonté, qu'il est omniprésent, infiniment bon et infiniment heureux. 

iii) Dans une essence de Dieu, il n'est pas une personne, et cette divine personne est le Père de notre Seigneur Jésus Christ. L'essence de Dieu est spirituelle et invisible.

Par la volonté de Dieu on ne signifia pas cette faculté de volonté qui est naturellement inhérente à la Déité, mais l'effet de cette faculté, particulièrement alors considère ces idées qui appartiennent à la Religion Chrétienne, certaines pour être connues avant la venue du Christ, bien que d'autres ont été révélées par lui. 

iv) Les particularités au sujet de Jésus Christ, que le Chrétien doit  connaître, relatent en partie de sa personne et nature, et en partie de ses fonctions.  

Il était par nature vraiment un homme, mais pas un simple ou commun homme, en raison, même de sa première origine, il était le seul engendré Fils de Dieu, parce qu'il était sanctifié, et envoyé dans le monde par le Père, en raison qu'il fut relevé de la mort par Dieu, et ainsi, alors il fut, engendré une seconde fois, et en raison que, par sa domination et suprême autorité sur toutes choses, il a été fait à la ressemblance, ou égal à Dieu. Mais ici il n'y pas en Christ une divinité, aussi bien que pour une nature humaine, ou substance par le Saint Esprit, qui habite en lui, était uni, par un lien indissoluble, à sa nature humain . Les Saintes Ecritures ne lui attribuent pas une éternelle existence, ou des noms et paroles, qui appartiennent exclusivement au Dieu Unique.

v) Les fonctions du Christ consistent dans son état de Prophète, ou de Médiateur de la Nouvelle Alliance, notre Haut Prêtre, et notre Roi. 

Ses fonctions prophétiques consistent dans sa parfaite manifestation à nous, confirmant, et établissant la volonté cachée de Dieu, et cette volonté est contenue dans la Nouvelle Alliance, que Dieu avait fait avec le genre humain par Jésus Christ, le Médiateur. Elle comprend les parfaits préceptes et les parfaites promesses de Dieu, ensemble avec le moyen duquel, et le fond avec lequel nous devons nous conformer à ces préceptes et promesses. 

1. Les parfaits préceptes de Dieu, compris dans la Nouvelle Alliance, sont en partie inclus dans les commandements délivrés par Moïse, accompagnés avec ceux qui ont été ajoutés par Christ et ses Apôtres, et une partie contenue dans ceux qui étaient délivrés exclusivement par le Christ et ses Apôtres.

Le premier comprend tous les préceptes moraux de la loi, alors élargis par Christ, qui sont de deux sortes, certains généraux et certains particuliers, par lesquels les généraux sont expliqués, et qui sont compris dans le Décalogue. Parmi les autres aditions faites pour le premier commandement, nous sommes requis de reconnaître le Seigneur Jésus lui-même comme une personne, qui avait une autorité divine sur nous, et dans ce sens comme Dieu, et sont déterminés, néanmoins, de mettre notre confiance en lui, et lui offrir un divin honneur. Les autres commandements aussi avaient été élargis et modifiés par Christ et ses Apôtres. 

2. Les commandements que le Christ avait délivrés séparément de ceux de la loi, sont de deux sortes, nommément, ceux qui relatent des moralités, et ceux qui relatent des actes religieux externes, ou des cérémonies.

Le premier relate, premièrement, de religion, ou dévotion mentale, deuxièmement, pour le mépris du monde, troisièmement, pour le courage et la patiente. 

3. Les actes extérieurs religieux, ou rites sacrés, toujours observés dans l'Eglise du Christ, sont le baptême et le Repas du Seigneur. Le baptême est un rite d'initiation, et les adultes sont seulement les propres sujets pour lui. Les hommes sont régénérés par ce rite. 

4. La brisure du pain est une institution du Seigneur Christ, que ceux qui croient en lui doivent briser le pain et le manger, et boire une coupe ensemble, avec l'idée de le commémorer, ou de montrer en avant sa mort, de continuer d'observer l'institution pour sa venue. Il n'y a aucune puissante raison, pourquoi le Seigneur Jésus instituait cette ordonnance. 

5. La plus grande de toutes les promesses faite par Christ est celle de la vie éternelle, dans laquelle sont compris la rémission des péchés et le don du Saint Esprit. 

Par "la rémission des péchés" est signifié, une libre délivrance de la culpabilité et la peine des péchés, dont certaines fautes sont temporelles et certaines éternelles. Ni même, il y a promesse de restriction, pour la rémission de tous les péchés qui nous est promise par Christ. 

6. Le Saint Esprit n'est pas une personne de la Divinité, mais une vertu, ou énergie, s'écoulant de Dieu pour les hommes, et communiqué à eux, par lequel il les sépare des autres et les consacrent à son service. Il est promis pour tous les croyants perpétuellement. 

7. Jésus avait confirmé la divine volonté par la parfaite innocence de sa vie, par ses grands et innumérables miracles, et par sa mort.

8. Sa mort fut précédée par divers afflictions, et subissant ainsi une cruelle mort, premièrement, en raison, par la divine volonté et but, il souffrit pour nos péchés, et subit une mort sanglante, comme un sacrifice expiatoire, et deuxièmement, en raison que ceux, qui sont pour être sauvés par lui, sont, pour la plus part, anxieux des mêmes afflictions et mort. Mais dans l'affaire de notre salut, plus dépendant de la résurrection, que sur la mort du Christ. Christ n'est pas mort, en ordre, à proprement parler, de poursuivre notre salut, et littéralement de payer la dette de nos péchés. La notion commune sur ce sujet est fausse, erronée, et excessivement pernicieuse. Non seulement les Saintes Ecritures sont silencieuses au sujet de n'importe quel but pour la mort du Christ, mais il est de même répugnant pour eux et pour la droite raison. En plus, elle ouvre une porte licencieuse, ou, au mois, invite les hommes pour l'indolence dans la pratique de la piété. 

9. La voie et la manière, avec lesquelles nous sommes pour nous conformer aux préceptes et promesses de Dieu, est par la Foi dans notre Seigneur Jésus Christ, qui est de deux sortes, indiquant parfois, la foi, dont, au moins certaines choses sont ajoutées à elle, qui n'est pas assistée du salut, et parfois, la foi, qui est d'elle-même suivie par le salut. La dernière inclue l'Obéissance, aussi véritable. 

10. C'est dans notre pouvoir de faire la volonté de Dieu, quand il est renforcé par l'aide divine, et par cet esprit filial, avec qui, sous l'Evangile, nous sommes induis, et adoptés fils de Dieu. 

Adam était ainsi créé par Dieu, alors pour être doté du libre arbitre, dont il ne perd pas par sa chute, et il est certain, cependant que nous pouvons définir le Péché Originel, comme la chute d'Adam, comme elle était sauf un acte, ne pouvant avoir de puissance pour dépraver sa propre nature, plus ou moins pour sa postérité.

Ceux qui nient la liberté de la volonté humaine, font ainsi, car ils disent par erreurs, de certains témoignages de l'Ecriture, qu'elle ne doit pas exister, en conséquence de la prédestination et l'élection de Dieu, ou qu'elle est expressément enlevée, soit des hommes en général, ou certaines personnes en particulier.

11. La justification que nous obtenons par la foi, est, quand Dieu nous considère alors juste, ou ainsi travail avec nous, comme si nous étions tout à fait justes, ou innocents, ce qu'il fait dans la Nouvelle Alliance, dans le pardon de nos péchés, et conférant sur nous la vie éternelle. Personne ne peut être justifié sans la foi en Christ. Mais c'est davantage entrepris pour le temps après que le Christ ait apparu, pour cependant tous ceux qui avaient cru en Dieu sont justifiés par la foi, encore s'ils n'étaient pas justifiés par la foi en Christ, mais simplement par la foi en Dieu.  

vi) La fonction de la Prêtrise du Christ consiste en ceci : que non seulement il offre des prières et supplications à Dieu, pour lui-même et nous, bien qu'il habite sur la terre, mais aussi se sanctifia, et se donna comme offrande pour nous, répandant son sang pour nos péchés : et ainsi, après avoir été restauré pour vivre par Dieu, et rendu immortel, il, par son propre sang, entra dans le saint, lieux céleste, et s'offrit à Dieu, apparaissant pour toujours dans sa présence, et intercédant pour nous, par laquelle offrande, il obtint, pour tous ceux qui croient en lui, la rédemption éternelle, et la délivrance de leurs péchés. Ces choses sont dites du Christ par voie de comparaison, et aussi bien avec le prêtre légal, mais par l'offrande du Christ est ainsi dénommé par voie de similitude, il avait néanmoins un réel et plus parfait sens, que les sacrifices et les offrandes proprement ainsi appelés.

vii) La fonction Royale du Christ est pour être considérée en deux points de vue : premièrement, comme il respecte son Royaume, et secondement, comme il relate pour son peuple, ou sujets. 

Dieu l'a relevé de la mort et l'a élevé au ciel, le plaçant à sa main droite, lui ayant donné toute puissance dans le ciel, et sur la terre, qu'il puisse, pour son propre plaisir, gouverner, protéger et sauver éternellement ceux qui croient en lui. 

viii) Le peuple, ou sujets du Christ, sont l'église, ou société des chrétiens, qui est, soit, visible ou invisible.  

1. L'église visible est une société de tels hommes alors tenant et professant la doctrine du rachat, dont la société peut être considérée en général, et en particulier : En général, quand toute les sociétés visibles du Christ, dispersées sur la totalité du monde, sont considérées comme une société, ou une église ; en particulier, quand chaque société unique, existante dans certains lieux, est prise pour une église du Christ.

2) L'ordre, prescrit pour l'église visible du Christ, est compris dans les fonctions des personnes, de qui l'église du Christ est composée, et dans une diligente vigilance et soin, que chaque personne accomplie ses propres devoirs. C'est le devoir de certains pour gouverner, et pour certains à obéir.  

Ceux qui gouvernent sont les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les enseignants, les pasteurs ou évêques, anciens et diacres. Les apôtres et les prophètes ne sont pas longs pour être trouvés dans l'église du Christ. La raison pour laquelle ils sont choisis, envoyés et donnés par Dieu, est qu'ils n'ont pas longtemps existés, d'où ils sont appelés, par Paul, le fondement de l'église du Christ. Les évangélistes aussi ont cessé, car ils étaient choisis, ensemble avec les apôtres, pour la promulgation d'une nouvelle doctrine, qui est maintenant très ancienne. Les autres fonctions continuent, en raison que les raisons de leur appointement se poursuivent. 

Le devoir de l'auditeur, et des jeunes membres de l'église du Christ, est d'obéir à ceux qui gouvernent, en toutes choses ordonnées par Dieu, de communiquer à ceux qui enseignent en toutes bonnes choses, de les compter digne d'un double honneur, et de donner aucune accusation contre eux, ou contre chaque autre personne, sauf devant deux ou trois témoins. 

3. Le moyen, dans lequel les fonctions mentionnées avant sont déchargées, relate en partie sur tout, mais principalement de ceux qui dirigent. Ceux qui ne dirigent pas doivent être corrects, soit en privé ou en public, en privé, comme Christ dirige, Math xviii. 15, 16, publiquement, soit par les paroles ou les actes. 

4) L'église Invisible du Christ consiste de ceux, qui se sont réellement confiés en Christ, et lui obéissent, et sont, cependant, dans le sens le plus parfait, son corps. Une assemblée, ou congrégation de tels hommes, nous ne la verrons jamais, sauf en compagnie du Christ. A présent, cela peut être seulement compris par l'esprit.

 

(Vidend. Valent. Smalcii Diarium, apud Zettneri Hist. Crypto-Socin. Altorf. Supplem. pp. 1158—1218. Sandii B. A. pp. 99—105. Bock, Hist. Ant. T. I. pp. 836—888. And. Wissowatii Narratio Compend. pp. 214, 215. Zeltneri Hist. Crypto-Soc. Alt. pp. 338 — 345. 938. Bibl. Fratr. Polon. T. I . pp. 459—468. Cloppenb. Opera Theolog. T. II. p. 509. Rees's Bacovian Catechism, passim, Hist. Introd. pp. lxxviii—lxxxi. KrasinskCs Hist. Sketch of the Reform, in Poland, Vol. II. Chap. xiv. pp. 369—371. 378—380, etc.)

 


Didier Le Roux

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