

Przipcovius
Samuel,
(Polon. Przypkowski,) de Przykowice,
était un Chevalier polonais de noble famille.
Smalcius,
dans son Journal, mentionne un homme,
du nom de Przybcovius Nicolas, qui avait la fonction d'Ancien dans
l'église de
Luclavice, et qui mourut le 1er septembre 1612, et
Bock
pense
que
celui-ci peut avoir été le père de
Samuel
Przipcovius.
Samuel
est
né dans les
environs de l'année 1592, et ayant posé le
fondement de sa connaissance en
littérature dans son propre pays, après
longtemps, il partit avec
Daniel
Taszycki,
de Luclavice
à l'université d'Altorf, le 22 mars 1614, dans
laquelle période le mouvement
socinien de ce lieu d'enseignement était
expérimenté avec grande force. Sur ces
découvertes, Przipcovius
se
rallia en 1614 au parti socinien, se disant, qu'il était
mieux
pour lui et de son propre accord, de quitter l'université
d'Altorf, ou
d'attendre le résultat. Aussitôt après,
il alla aux Pays Bas et finit ses
études académiques à Leyde. Ici,
à un peu plus de dix huit ans, comme l'auteur,
de la préface de ses travaux, nous informe, il publia un
papier anonyme, "Sur
la Paix et l'Harmonie de l'Eglise", lequel fut attribué
immédiatement à la
plume du célèbre Episcopius.
Le même écrivain nous dit, que d'autres
productions juvéniles de
Przipcovius
étaient
une
réponse à une sévère satire
de
Daniel
Heinsius,
intitulée, "Cras credo, hodie
Nihil", dans laquelle Heinsius déversa toute la virulence de
son esprit et
des railleries sur Uitenbogaerdt,
Episcopuis et les autres leaders du parti
libéral des Pays Bas.
Celles-ci garantissaient à leur auteur, l'admiration et les
applaudissements de
tous les juges compétents.
Przipcovius
retourna
dans son pays natal,
chargé des honneurs académiques. De par ses
écrits rhétoriques et politiques, de
son apologie particulière pour
le Prince
Janussius Radzivil,
et de son panégyrique sur Vladislav
IV, Roi de Pologne, il obtint une grande
célébrité et préparait la
voie pour son propre avancement à des postes honorifiques
et d'autorités distinguées. Ruarus,
écrivant à Grotius,
en 1631, lui parle de Przipcovius
comme secrétaire du Prince
Radzivil. Après ceci, il atteint la
dignité du poste de Secrétaire Royal
; et quand les unitariens, à une période
ultérieure, furent bannis du royaume
de Pologne, il fut nommé Secrétaire de Frédéric William,
Electeur de Brandebourg.
Durant
la guerre des cosaques en 1648,
dans laquelle les unitariens souffrirent beaucoup, et sur leur
subséquent bannissement
de Pologne, qui s'avéra fatal pour leur existence en tant
que corps religieux
dans ce pays,
Przipcovius
fut
réduit à une extrême
nécessité, et toujours dans l'année
1663,
lui-même et le reste des Frères Polonais subirent
une série de difficultés,
dont il fait part dans une lettre adressée à
Jean
Naeranus,
écrite dans
la même année. Par la suite, il passa la partie
principale de sa vie dans la
cour et le camp. Il n'avait pas seulement à composer avec
les mauvaises fortunes
dont il était sujet avec le reste des Frères
exilés, mais comme il refusait de
devenir l'implicite suiveur de n'importe quel maître, et
préférait plutôt le
titre d'un éclectique religieux, il trouva que l'esprit de
ses Frères était
éloigné de lui. Il entretint des sentiments
différents de la généralité
des
sociniens, sur la fonction de Magistrat Civil, la puissance et la
durée du
Royaume du Christ et la personne du Sauveur, qu'il croyait pour
être
correctement, et sans aucune illustration, le Fils de Dieu,
engendré par une essence
divine, bien d'aucune éternité. Bien qu'ici ils
ne fussent pas en parfait
accord entre eux, néanmoins, ils l'honoraient comme un
habile théologien, et
plaçaient leur confiance en lui comme un homme de talent et
d'expérience. L'assemblée
tenue à Kreutzberg lui transmit la tâche de
conduire une correspondance épistolaire
avec leurs Frères des autres nations, dans le but de
promouvoir les intérêts et
augmenter le nombre de leur corps religieux. Pendant quelques
années il résida
à Königsberg, mais il fut obligé de
quitter ce lieu sur la demande de la Diète
Provinciale, bien que le Prince avait étendu sur lui le
bouclier de sa
protection. De ces circonstances, il en fit allusion avec
émotion, dans une
lettre adressée à Jean Naeranus, quelques mois
avant sa mort. Il espérait, que
le décret puisse être retardé quelque
temps, par l'influence du plus illustre
Duc
Boguslav
Radzivil,
Gouverneur de Prusse, et le dernier protestant de ce nom, mais
cet espoir fut défait par la mort subite du Duc, en date du
31 décembre 1669.
Sa propre mort suivit rapidement, le 19 juin 1770, après une
vie d'une
extraordinaire vicissitude, il respira son dernier souffle, sur les
bords de la
Prusse, à l'âge de soixante dix huit ans.
L'auteur
de la Préface, mit en avant,
pour ses Travaux, et dit, qu'il supportait lui-même les
profits des courriers
conférés sur lui par l'Electeur de Brandebourg,
et le Prince Radzivil. "En
dehors de ceux-ci", ajoute le même écrivain,
"aussi loin qu'il était
possible, il maintint certaines familles de sa propre maison,
subsistant par lui-même,
en ordre qu'il puisse remédier au mieux pas sa gentillesse,
et ne fit aucune
provision pour soutenir la veuve de son seul fils et deux
petits-enfants, pour lesquels,
à l'âge de soixante dix ans, et
déjà aux bords de la tombe, si Dieu ne les
prenait pas en charge, il n'avait rien laissé, pour une
famine actuelle".
C'est
vraiment étonnant, qu'une
personne, dont l'attention était aussi distraite par les
affaires de la cour et
militaires, pouvait être capable de faire de tels
accomplissements en théologie
critique et exégétique, comme rarement on peut le
rencontrer. Ruarus
dit qu'il était
un
homme d'une
très élégante tournure d'esprit, et
l'extrait suivant d'une lettre qu'il écrivit
à l'âge de soixante dix ans contient une
description des souffrances endurées
par les Frères Polonais exilés, de
l'année 1648 à 1663, justifiant pleinement
la louange. "Postulas
ut calamitatis et egestatis nostrae tibi descriptionem
exhibeam. Infandum tu nempe jubes renovare dolorem, ire per vestigia
luctuum
iterum, et cruda adhuc et hiantia, necdum cicatricibus obducta
retractare
vulnera: horret animus ad exceptos tot fulminum ictus, attonitus et
pavens. Qui
nos casus hucusque agitaverint, quaeque ipse miserrima vidi, et quorum
pars
quantulacunque fui exponere, non mens tantum, sed manus quoque ac
calamus
trepidat et refugit. Fuimus, fuimus Troes, et vel ipsa non multo ante
benignitate Dei, tot per annos indulta Ecclesiis nostris felicitas,
acriorem
sensum praesentium malorum reddit: ut etiam recordari pigeat, quando,
et
quomodo, et quibus gradibus, quod fuimus esse desinimus. Et nisi mentes
nostras, causae ob quam patimur bonitas, et commendatae quondam a
Domino hujus
generis patientiae solatia erigerent, tanta calamitatis procella
prostratis
atque obrutis pene optimum factu videbatur, quo levius ferantur
praesentia,
praeteritorum memonam amittere. Quia tamen aliquam status nostri
imaginem
poscis, dabimus earn non suis h. e. vivis coloribus depictam, sed
simplicissimis
lineamentis adumbratam, ea cursim attingentes in quibus immorari
molestum est,"
etc.
(Hist. Ref. Pol. L. iii. C. xvii. pp. 278, 279).
Beaucoup
des travaux de
Przipcovius
furent
rassemblés après sa mort, et publiés
dans l'année 1692, en folios, pour former
un dixième volume de la "Bibliotheca Fratrum Polonorum".
Cette
collection était, en effet, à son origine en plus
de huit volumes, comprenant
les principaux travaux de
Socin
Faust,
Crellius
Jean,
Jean
Ludovic Wolzogenius,
et
Schlichtingius
Jonas,
mais l'ensemble n'est presque jamais considéré
comme complet,
sans ce volume supplémentaire, et un autre, contenant les
Travaux de Daniel
Brenius.
Il est intitulé,
"Réflexions sacrées sur le début de
l'évangile de Matthieu, ainsi que sur
toutes les épîtres apostoliques, avec des
traités sur plusieurs sujets, et
particulièrement sur les droits du Magistrat
chrétien".
1.
Réflexions sur le début de
l'Evangile de Matthieu, ainsi que sur toutes les
épîtres apostoliques, à
l'exception de la première aux Hébreux. (Fol.
1-368.) Les "Réflexions sur Mathieu"
avaient été publiées auparavant sous
le nom de
Julius
Celsus,
et celles des
Epîtres apostoliques contribuèrent largement
à expliquer le texte, pour le sens
et l'intention sacrée de l'écrivain sont toujours
signalées, bien qu'avec une
grande brièveté, et ici le commentateur
diffère de ceux de sa propre école,
bien que parfois il le fit, il n'est jamais à court
d'arguments avec lesquels il
justifie sa propre interprétation. Sus joint à
"Réflexions sur l'Epître
aux Colossiens", il y a "Une réponse pour certaines notes
amicales",
d'André
Wissowatius.
Wissowatius n'était pas satisfait, parmi d'autres choses, de
la
distinction qu'avait faite
Przipcovius
entre
la puissance ordinaire et extraordinaire
du Christ, dans son interprétation de Col : 1 : 15, et ceci
l'emmena à écrire
les Notes, auxquelles notre auteur répondit. Une copie
manuscrite des travaux
de
Przipcovius
tomba
dans les
mains de Bock, qui dit, qu'en faisant la comparaison entre les
"Réflexions
sur les épîtres de Paul aux Colossiens", comme
elles apparaissent dans les
copies éditées, et avec le texte de ce manuscrit,
il trouva que l'éditeur avait
fait que de petites modifications et avait ajouté souvent
ses propres réflexions,
comme pour presque donner l'apparence d'un travail
différent, et il étend la même
remarque à la "Réponse aux notes amicales" de
Wissowatius.
2.
Une discussion sur la paix et l'harmonie
de l'Eglise, formellement publiée sous le nom de Ireanaeus
Philialethes. Eleutherop.
Typ. Godf. Philadelphia, 1628, 12 mo. Une seconde édition,
amandée et agrandie
par l'auteur fut éditée en 1630, 12 mo. Cette
discussion fut par erreur
attribuée au 'toujours vénérable
Jean
Hales,"
par Antony
Wood,
et par
d'autres au célèbre Episcopius. Il n'y a aucun
doute que
Przipcovius
en était
l'auteur, mais qu'il fut publié par lui, comme il l'affirma,
à l'âge de quatre
vingt ans, est chronologiquement impossible.
3.
Une apologie contre la satire du
célèbre Daniel Heinsius, intitulée,
"Cras credo, hodie Nihil", fut d'abord
publiée en 1664, 4 to.
4.
Une apologie pour le plus illustre
et tout puissant Janassius Duc Radzivil, Prince du saint empire romain,
etc.,
formellement Palatin de Vilnius, et Général en
Chef des Armées du Grand Duché
de Lituanie. Celle-ci fut publiée sans date, en 4 to, mais
n'est pas apparue avant
la mort du Prince, cause qu'il plaida.
5.
Un panégyrique dédié en l'honneur et
à la Gloire du plus serein et puissant Prince et Seigneur,
le Seigneur
Vladislav Sigismond, Roi de Pologne, etc., par un Chevalier polonais.
1633.
6.
La Vie de Faust Socin, de Sienne,
d'abord publiée en 1636, et encore en 1651, en 12 mo.; et
après reliée aux
Travaux de F. Socin dans la "Bibliotheca Fratum Polonorum", T.I. Une
version allemande de ce travail, par Joachim
Pastorius,
apparut en
1637, 4 to., et une hollandaise en 1663, 4 to., dont une seconde
édition apparue
en 1664, 8vo.; et
John
Biddle
publia
une traduction anglaise d'elle en 1653, 12 mo., Londres.
7.
Une discussion doit être reliée aux
Travaux de F. Socin. Cette discussion fut d'abord publiée en
1636, 4 to., sous
le titre, "De Christianorum Summo Bono", et encore en 1651, 12 mo.,
et fut ensuite liée aux Travaux collectés de
Faust Socin, dans la
"Bibliotheca Fratum Polonorum" T.I. Dans l'édition de 1636
et 1651,
aussi bien que pour celle de 1692, les lignes suivantes ont
été ajoutées, mais
elles sont manquantes dans la réimpression de 1656, au
début du premier volume
des Travaux de Faust Socin.
Autor
dissimulat nomen: tu nosse laboras:
Edidimus
nomen: nee tamen edidimus.
[Noinen
autoris
SAPIS CUM
ZELO PURIU8.]
Num
sine
flagranti pura est sapientia Zelo ?
Cum Zelo sapiens purius ergo sapis.
Biddle
traduisit cette discussion en
anglais et la publia avec la "Vie de Faust Socin," sous le titre
"Une excellente discussion, dont le même Chevalier Polonais
devrait avoir
introduit pour les Travaux de Socin". Il a aussi traduit le suivant
"Eloge
pour les Travaux de Socin en dehors de Bodecherus", qui, comme Bock
nous
informe, (Hist. Ant. T. I. p. 674,) fut annexé au latin
originel, sur une
feuille séparée. "La vérité
doit être reconnue partout. Pour ce faire,
elle ne reçoit sa valeur d'aucun individu, mais la lui
donnera. Nous ne pouvons
pas nous abstenir de donner ce témoignage pour Socin,
où il est d'accord avec
l'orthodoxie : laissez le monde chrétien l'entendre, s'il le
veut. Il discutait
avec bon sens : garantissant à l'adversaire ce qu'il pouvait
être en dehors du
préjudice pour la vérité, et sa cause,
où l'adversaire doit être pressé,
à ce
moment, il marquait une position, et soutenait la conscience, luttant
plutôt
avec les Saintes Ecritures qu'avec des suppositions et avec des
raisons, non pas
avec préjudice, comme l'Ecole de Calvin en avait la plus
part du temps habitude
de le faire, il n'admit pas lui-même certaines belles
légendes, il ne démarra
pas une brèche, mais frappa à la gorge
même de la cause. Pour lui les
athéistes, les juifs, les gentils, les papistes, trouvent
matière d'emploie,
aussi bien que les écrits des calvinistes".
8.
Le jugement d'une personne qui
retient le son et l'ancienne coutume de ses ancêtres, et d'un
catholique qui
aime sa religion pas moins que son pays, au sujet d'une Calomnie
présentée par
le Frère Nicolas
Cichovius
à
la Diète polonaise. La Calomnie, dont il est
fait allusion, est intitulée, "Une exhortation aux
Chevaliers de Pologne,
d'adhérer ici fermement à la constitution du
royaume, promulguée contre les ariens
et les sociniens". La réponse de Przipcovius
à cette Calomnie fut écrite
après son exile, sous le déguisement d'un
catholique romain.
9.
L'Apologie de l'innocence affligée,
adressée au plus serein Electeur de Brandebourg, et Prince
suprême du Duché de
Prusse, écrite aux noms des polonais exilés, qui
furent éconduits de leur pays,
sur le compte de leur religion. Il semble pour avoir
été à son origine dressée
en français. La copie manuscrite de la version en latin,
insérée dans les
travaux de
Przipcovius,
tomba dans les mains de Bock, de qui nous apprenons, que cette
apologie fut présentée à l'Electeur le
20 mars 1666.
10.
Boucliers, ou une défense de
l'apologie présentée au plus serein et puissant
Prince et Seigneur,
Frederick
William,
Electeur de
Brandebourg, etc., et délivrée à la
plus illustre Diète du Duché de Prusse,
dans l'année 1666, par les églises qui
souffraient ces derniers temps de la
persécution en Pologne, et maintenant dans un
état d'exile et péril en Prusse.
Dans ce travail Przipcovius
réprouve les opinions de ce parti parmi les unitariens, dont
il
était dit pour judaïser. Il essaya de prouver,
contre ceux-ci et d'autres, que
le Seigneur Jésus Christ doit être
considéré comme le Fils de Dieu, non par
métaphore, mais dans un sens littéral, lequel en
parlait correctement comme le
seul Fils engendré de Dieu, qu'il y a deux natures en
Christ, humaine et divine,
que le Fils de Dieu, qui maintenant règne dans les cieux, ne
possède pas la
nature humaine, mais la nature divine et céleste, et
cependant peut comme il
sied doit être correctement appelée la
substance divine et Dieu par nature,
et finalement, que le règne du Christ est éternel
et perpétuel, en subordonné à
Dieu le Père et dépendant de lui. Mais bien qu'il
reconnaisse, avec ce qui est
dit pour être orthodoxe, qu'il y a en Christ une nature
divine aussi bien qu'humaine,
il suppose et s'efforce de persuader les autres, que la nature divine
l'emporte
sur l'humaine, laquelle elle la chasse.
11.
Critiques apologétiques sur la
sévère satire de
Jean
Amos Comenius
contre
les églises persécutées
récemment en
Pologne, qu'il publia dans sa réponse pour le "Irenicum
Irenicorum"
d'un anonyme écrivain. On fait allusion que l'anonyme
écrivain pouvait être
Daniel
Zwicker,
de qui
on parlera plus
loin.
Przipcovius
nia
que
l'auteur du "Irenicum" soit un socinien, et Bock, maintint qu'il en
était un socinien, néanmoins admit, qu'il
différait des sociniens sur de
nombreux points dans ce même livre et ailleurs, et avait un
fort enseignement
avec la secte des mennonites.
12.
Réponse à un papier de l'illustre
et magnifique seigneur,
Georges
Niemiricius,
Vice-Chamberlain de Kiow, dans lequel, ayant
lui-même été à l'Eglise
Grecque, exhorte tous les dissidents de la religion
romaine dans le royaume de Pologne et du Grand Duché de
Lituanie, de prendre
refuge dans le sein de l'Eglise de l'Est : traduit du polonais en
latin. Dans
cette réponse, qui fut originellement publiée
sous le nom de Julius Celsus,
l'auteur exprime l'opinion, qu'en retardant la cause de la
Réforme, que quand
les italiens, les français et les espagnols,
après avoir été en esclavage sous
l'Anti-christ, aspirèrent à la liberté
de conscience, mais retrouvaient les
mêmes restreintes imposées sur le libre
questionnement par l'Eglise Réformée
comme Catholique, ils se sont arrêtés au lieu
d'avancer, et alors repartirent
en arrière.
13.
Une preuve que le Père de notre Seigneur Jésus
Christ ne peut jamais, ni ne doit être appelé le
Père métaphorique, et
que son seul Fils engendré ne peut jamais, ni ne doit
être appelé le Fils
métaphorique. (Fol. 597— 599). Dans ce tract,
l'auteur entre dans une défense
sur les premiers Chapitres de son "Boucliers", (N°10), contre
le
"Commentaire sur l'évangile de Jean" de Schlichtingius. Il apparaît de l'un de ses
mémorandums, en encre rouge,
écrit sur la marge de ce manuscrit, qu'il fut
composé pendant l'exile, à
Elgota, en 1664.
14.
La Religion disculpée des calomnies
de l'Athéisme, en réponse à la lettre
de F.M. Cette disculpation de la Religion
fut d'abord éditée en 1672, 12 mo., et comme la
page du titre nous indique, à
Eleutheropolis, (c'est à dire Amsterdam) par un
Chrétien anonyme. Elle fut
diffusée dans le monde par
Christophe
Sandius fils, et l'éditeur
des travaux collectés pensait qu'elle fut la
dernière production de sa plume.
15.
Critiques sur une publication,
"Concernant la nature du royaume du Christ", dans laquelle une question
est posée comme telle : est-ce que les dominations
terrestres appartiennent au
chrétien, ou sujet de ce royaume ? Ces critiques furent
d'abord publiées en 1650
et dirigées contre un travail de Daniel
Brenius,
écrites en
langue hollandaise. Przipcovius
décide, que les dominations terrestres doivent appartenir au
chrétien, et que parmi les sujets du Christ la fonction de
Magistrat comme il
sied doit avoir sa place.
16.
Sur le droit du Magistrat chrétien
et des personnes dans le privé, en matière de
Paix et Guerre. Dans ce travail
Przipcovius
entreprend
de
réfuter les arguments de ceux parmi les Frères
polonais, qui affirment, qu'il
est illicite à un chrétien de porter la fonction
d'un Magistrat Civil, de
sanctionner l'infliction de la peine capitale, de guerroyer et de
servir en
tant que militaire, mais il est principalement dirigé contre
Joachim
Stegmann, le
fils, et Daniel Zwicker.
17.
Une longue apologie sur le traité,
"Sur le droit du magistrat chrétien", contre Joachim
Stegmann, le
fils.
18.
Une justification du traité sur le
Magistrat, contre les objections de Daniel Zwicker. (Fol. 853-880.)
Cette
justification termine le volume des travaux collectés de
Przipcovius,
mais qui
laisse au dessus de lui beaucoup d'autres travaux
détachés, certains publiés et
d'autres non publiés, pour lesquels le lecteur trouvera de
brèves notices dans
le reste du présent article.
19.
Un message congratulatoire pour le
Prince Janussius Radzivil, de son retour de son expédition
cosaque. 1649. Polon.
MS.
20.
Une histoire pour les églises des
unitariens dans le royaume de Pologne. Cette histoire fut
écrite, en complaisance
avec une demande du synode, plusieurs fois faite pour son auteur, entre
les
années 1627 et 1663. Sandius nous informe, qu'elle
était détruite par le feu,
durant l'exile dans laquelle Przipcovius
fut
éconduit, sur le compte de sa
religion, et que beaucoup de ses autres travaux furent perdus dans ces
temps de
persécutions. Scelhorm, dans une "Discussion
historico–littéraire sur les
livres qui ont péri par le Feu",
insérée dans septième volume de son
"Amoenitates Literarioe" (p.127), mentionnant le même fait,
sur
l'autorité de
Sandius.
21.
Un traité sur la liberté de consciences,
en deux livres, dont un seulement apparaît pour
être fini. MS. L'objet
de ce travail était, de montrer, que les hommes ne sont pas
conduits à
embrasser la Religion Chrétienne. Il vint, avec d'autres
manuscrits de
Przipcovius,
dans les
mains de Bock, qui donne un aperçu de son contenu, avec un
extrait du
commencement de la Préface. (Hist. Ant. T.I.P. ii. pp.
682-684).
22.
Une périphrase de la prière du
Seigneur.
23.
Une prière de Dieu, en versets
élégiaques.
24.
Une prière pour le Christ, le Fils
de Dieu, de la même sorte de verset. N°. 22-24
étaient joints à un petit
travail de André
Wissowatius, le
fils,
édité à Amsterdam, A.D.
1682, 1mo., et intitulé, "Stimuli Virtutum, Frena
Peccatorum." N°. 23
et 24 étaient traduits en versets polonais, qui sont
présumés pour être sa
signature Z.M.
25.
Arguments contre les athéistes,
démontrant qu'il y a un Dieu, et qu'il doit être
adoré, mais seulement dans la
Voie avec laquelle il est adoré par les
chrétiens. MS. Celui-ci aussi fut
traduit en verset polonais par Z.M.
26.
Une déclaration fraternelle pour
une non admonestation, laquelle l'auteur l'avait adressée
aux dissidents, sous
le nom d'un Chevalier polonais. 1646. 4to. Polon.
Ce travail fut dressé
en 1645, et édité par
Kmita
dans
l'année suivante, après avoir
été révisé par Christophe
Lubieniecius.
27.
Une courte discussion sur la foi.
28.
Remarques sur l'adoration de l'homme
Jésus Christ, adressées à Claude,
un français. MS. 1626.
29.
La maltraitance donne l'oppression
et trahie la liberté, un reproche pour la Diète
de l'année 1647, ou un compte
rendu de l'accusation indépendante contre Jonas
Schlichtingius.
Bock, dit, qu'autant qu'il sache, ce valable document historique n'a
jamais vu
la lumière, et parle de son intention de lui donner une
place dans son histoire
du socinianisme en Pologne.
30.
Une demande faite au Roi, pour la cause
des dissidents, à la Diète de l'année
1652. MS. Polon. Sandius, dans sa
liste des écrivains anonymes, mentionne une similaire
pétition des églises polonaises
au Roi Vladislav, pour laquelle il assigne la date de 1645, et Bock
suppose
qu'elle fut dressée soit par Przipcovius,
ou Stanislas
Lubieniecius, le
fils.
31.
Epitaphe pour le vice-Chancelier du
Royaume de Georges
Ossolinius
de la Cavalerie Nymphe, composée par un Chevalier
polonais de l'ancienne valeur de la foi. MS. C'est
une composition
satirique, dans un style lapidaire, occasionnée dans le but
d'instituer un
nouvel ordre équestre pour la conception
immaculée de la Vierge Marie, ce qui
fut approuvé par le Roi et reçut la sanction du
Pape
Urban
VIII.
32.
Une ode sur le traité prussien avec
Gustavus
Adolphus,
Roi de Suède.
MS. Le traité auquel cette ode fait
référence était une qui a
été faite en
1630.
32.
Les institutions des moines et anachorètes
ne sont pas la meilleure méthode pour arriver à
la perfection de sainteté, mais
sont injurieuses et dangereuses pour l'Eglise. MS.
34.
Une hymne sur la foi des apôtres. Polon.
Cette hymne fut insérée dans le livre des psaumes
et des hymnes utilisés par les
Frères Polonais, et fut composée à la
demande du synode de Siedliski, 1643.
35. Une comparaison de la Foi des apôtres avec la Foi des jours présents. MS. Sandius fait référence à ce manuscrit dans son "Bibli. Ant." (p.126), et Bock l'avait édité de la copie manuscrite des Travaux de Przipcovius qui tomba dans ses mains, et laquelle est intitulée, "Antithesis Symboli Unitaroirum et Trinitariorum". Comme la totalité occupait une petite place, le lecteur sera peut-être gratifié de voir la traduction suivante de celui-ci, laquelle est adoptée, avec de légères variations, que celle de la dernière du Dr Toulmin. (Mémoires de la Vie, Caractère, Sentiments et Ecrits de Faust Socin. Londres, Johnson, 1777, 8vo. pp. 447-452).
|
1. Je
crois en un Dieu, le Père Tout Puissant, Créateur
du Ciel et de la Terre. |
1. Je
crois en trois personnes consubstantielles, égales les unes
aux autres, chacune étant le Dieu Suprême, et qui
créaient le ciel et la terre par l'exercice d'une
égale puissance et efficacité. |
|
2. Je
crois en Jésus Christ, le seul Fils engendré de ce Créateur. |
2. Je
crois en Jésus Christ, partageur de la même
essence numérique, et un Dieu avec le Père non
engendré, et lui-même le Créateur du
ciel et de la terre. |
|
3. Je
crois que ce seul Fils engendré de Dieu fut conçu
par l'Esprit Saint. |
3. Je
crois que ce seul Fils engendré, le Saint Esprit de toute
éternité l'a fait agir, et fait agir. |
|
4. Je
crois que ce Fils de Dieu est né de la Vierge Marie. |
4. Je
crois que ce Fils de Dieu, co-existant et co-éternel avec le
Père non engendré et le Saint Esprit, est
né depuis des lemps infinis avant Marie, et sera
à jamais vivant. |
|
5. Je
crois que ce seul Fils engendré, lequel, sa personne, a
souffert sous Ponce Pilate, a été
crucifié, mort et enterré, et qui descendit dans
l'enfer. |
5. Je
crois que la personne du même seul Fils engendré
de Dieu, et la divinité de sa nature restent parfaites et
intouchables, la nature humaine seulement, et non la
personne, de même souffrit sous Ponce Pilate, fut
crucifiée, morte et enterrée, et descendit dans
l'enfer. |
|
6. Je
crois que ce Fils de Dieu, étant élevé
par Dieu le Père, (Actes 2: 24 et 32 ; 3:15 et 26 ; 9:10 ;
10:40 ; 13:30 et 37 ; 17:31 ; Rom 4:24 ; 8:11 ; I Cor 6:14 ; 15:15 ;
2Cor 4:14 ; Gal 1:1 ; Eph 1:20 ; Col 2:12 ; I Th 1:10 ; Heb 13:20,) se
relevant de la mort le troisième jour. |
6. Je
crois que ce Fils de Dieu releva sa nature humaine de la mort par sa
propre puissance et force. |
|
7. Je
crois que ce Fils de Dieu, après sa résurrection,
fut exalté, et installé, à la droite
du Père Tout Puissant. |
7. Je
crois que ce Fils de Dieu, co-égal en puissance avec le
Père et le Saint Esprit, s'installa sur son trône
céleste, et règne avec domination et gloire de
toute éternité en éternité. |
|
8.
Je
crois que ce Fils viendra du ciel, pour juger les vivants et les morts. |
8. Je
crois que ce Fils de Dieu, comme le Dieu Plus Haut, le Dieu dont
l'essence est partout, et rempli de toutes choses, n'a jamais eu besoin
de faire une descendance pour juger les vivants et les morts. |
|
9. Je
crois dans le Saint Esprit, qui est, un don communiqué et
déversé par le Père, à
travers le Fils, sur le fidèle. |
9.
Je
crois dans la personne du Saint Esprit, co-éternelle et
égale avec le Père et le Fils, et pourtant
procédant des deux. |
|
10. Je
crois dans le Saint Esprit Catholique, ou Eglise Universelle, qui
professe tous les articles de la Foi des Apôtres qui sont
embrassés par tous les chrétiens, comme
étant seulement
nécessaires, et admis et embrassés par toutes les
personnes pieuses, bien qu'ils différent sur d'autres points
de moindre importance, à condition qu'ils mènent
des vies saintes. |
10. Je
crois dans cette particulière Sainte Eglise, qui est
destinée parmi toutes les autres, et dans laquelle je suis
né et baptisé (pour le moment y sont, le romain,
le grec, l'augustin, ou le réformé, etc.) ; qui
professent la foi, ou également les doctrines
cadrées beaucoup de temps après les
Apôtres, et exclue de la communion, et traitait comme
hérétique, quiconque ose remettre en question le
moindre article tenu par elle. |
|
11. Je
crois dans la communion des saints, pour ceux qui vivent une sainte
vie, bien qu'ils puissent différer de nous sur certains
points. |
11. Je
crois que la communion pour ceux-ci doit être
abhorrée, dont dans la moindre partie des dissentiments pour
les dogmes de mon église, bien qu'ils puissent
être plus saints dans leurs vies et manières. De
telles églises condamnées, parmi les papistes,
sont la grecque et autres orientales, l'augustine, la
réformée et toutes les autres,
exceptée celle de Rome : parmi les grecques, il y a la
Papale, l'augustine, le réformée, et toutes les
autres exceptée la grecque : parmi ceux de confession
augustine, il y a las papistes, les grecques, les
réformées, et toutes les autres sauf les
luthériennes : et parmi certaines de la
Réformée, les papistes, les grecques, et toutes
les autres sauf les réformées, sont
comptées comme telles et exclues de la communion. |
|
12. Je
crois dans le pardon qui peut être
considéré seulement comme une gratitude. |
12. Je
crois dans une satisfaction faite pour les
péchés, et un prix exact pour eux. |
|
13. Je
crois dans une résurrection de la chair pour la vie
éternelle d'une telle sorte, que selon le
témoignage de Paul en I Cor xv., nous n'aurons pas de corps
naturels, animales, terrestres, sensuels et frêles, tels
comme nous venons d'Adam, mais des corps spirituels,
célestes, glorieux et incorruptibles, tels que nous
recevrons du Seigneur du ciel ; parce que la chair et le sang ne
peuvent hériter le Royaume de Dieu. |
13. Je
crois dans la résurrection de la chair pour vivre
éternellement, d'une telle sorte, que nous croyons ces
mêmes corps qui nous viennent d'Adam, parce que ces
mêmes corps, qui sont de chair, de sang, d'os, de nerfs, de
veines et d'artères, hériteront du Royaume de
Dieu. |
36.
Une lettre de
Valentine
Radecius,
de Kolosvar, datée le 31 mars 1624 à Caschau, MS.
37.
Lettres de Jean Naeranus, Pasteur
de l'Eglise des remonstrants, Oudewaters,
hollandais, et divers autres
personnes. MSS. D'une lettre de Jean Naeranus,
datée du 31 janvier 1670,
qui était la dernière écrite par Przipcovius,
l'auteur de la préface pour
ses travaux collectés donna l'extrait suivant.
"L'âge n'est pas si pesant
pour moi, et (bien que longtemps j'ai reçu de lourds soins
dans la soixante
dixième année) n'ayant
pas pour autant
brisé les puissances de ma mémoire, et je me
rappelle bien que nous avons reçu
de vous quelques années auparavant une importante faveur, et
une pour laquelle
il sied de retenir un grand souvenir." Dans ces paroles il fait
allusion à
une collecte, faite aux Pays Bas au nom des sociniens
exilés, pour laquelle Jean
Naeranus avait pris un chaud et vif intérêt.
38.
Sur la foi des nouveaux catholiques,
qui est, de celle qui ait passé des unitariens aux papistes.
Polon.
Sandius avait inclus ce
travail dans une liste des anonymes écrivains, (B. A. p.
178), mais suppose
qu'il a
été écrit par
Przipcovius.
Certains sociniens, comme
il
apparaîtrait, dans le but d'éviter les conditions
du Décret de 1658, en
apparence se conformèrent à l'Eglise Catholique,
et l'affaire devait être
arrangée par un congrès amical, qui fut
sanctionné par Trzebicki, Evêque de Cracovie, et qui
eut lieu le 10 mars 1660, à
Roznow. Le résultat, cependant, n'a pas
été satisfaisant, et ceux qui joignirent
l'Eglise Catholique, faisaient ainsi de leurs propres
responsabilités
individuelles, et non avec l'approbation des responsables de leur parti.
39.
Une Lettre de Jean Naeranus. Cette
lettre fut écrite dans l'automne de 1663, à
Königsberg et insérée dans
"Histoire de la Réformation Polonaise" de Lubieniecius (L.
III. V
XVII. Pp. 278-285). Elle contient un compte rendu des souffrances des
polonais
unitariens de 1648 à 1658.
40.
Une lettre au Frères Polonais,
écrite à Königsberg, 1658. Polon.
MS. Bock promit de donner à
cette lettre une place dans la troisième partie de son
"Historia
Antitrinitariorum" (C.iv.); qui n'avait jamais encore vu le jour.
41.
Un compte rendu authentique de
l'accusation portée contre Jacques
Sieninius
et du verdict passé dans cette affaire.
MS. C'est aussi Bock qui promettait de donner une
pleine longueur dans
son "Histoire des sociniens en Pologne".
42.
Éponges pour effacer les Taches de
l'Innocence. MS. Celui-ci était un
fragment, écrit en réponse à un Victor
Bonnus,
qui semble
avoir calomnié des personnalités, et
représentait mal les doctrines des
sociniens.
43.
La réclamation des unitariens pour
la liberté religieuse en Pologne, écrite par un
Chevalier polonais. C'est le
dernier des tracts, annexé dans la "Bibliotheca
Antitrinitariorum" de
Sandius (pp. 267-296), et est attribué par Bock à
Przipcovius,
bien que
Sandius, et en général les écrivains,
l'attribuent à Stanislas Lubieniecius, le
fils.
44.
Une Explication sur l'origine, le commencement
et les progrès des confédérations en
Pologne. Il fut demandé à Przipcovius
d'écrire un
travail tel que celui-ci, au synode de Rakow, en 1627 et au synode de
Kissielin, en 1638, qui avait été le premier
rassemblement de la sorte tenu
après l'expulsion des sociniens de Rakow, il fut enjoint de
le finir.