
Ostorod
Christophe était
l'un des plus enseignés et actifs
leaders sociniens et fut appelé par
Albert
Graver,
"homo
pereruditus, ac artis
disputandi optime gnarus." Zeltner le décrivit comme le
plus rigide de tous les disciples de Socin. Le nom par lequel il fut
familièrement connu parmi les
contemporains sociniens, était Paschasius,
ou Paschalodus. Le
dernier de ceux-ci est un rude composé grec, du mot grec
, pour Pâques,
(en allemand Oster,) et
un chemin.
Il
naquit à Goslar. Son père, Henning
Ostorod,
était
pasteur, d'abord à l'église
luthérienne d'Eimbeck, puis pour l'église de St.
Cosmas et Damianus, à Goslar, et en dernier, de St. Etienne
dans la même ville.
Sa mère était la fille de premier pasteur de St.
Etienne.
Jean
Mich. Heineccius,
dans son
"Antiquités Goslariennes," (pp. 518, seq.,)
donna un long compte de Christophe
Ostorod,
pour sa
conversion au socinianisme, et d'une conversation avec sa
mère, Catherine
Ostorod,
avec quelques
Ministres de conviction luthérienne, pris principalement
d'un manuscrit, qui
lui fut communiqué par Justus
à
Dransfeld.
On
dit que le père d'Ostorod
augura la
maladie pour sa femme, et d'avoir prédit, qu'elle
évoluerait en souffrance et
danger, quand elle serait dans un grave état. "Christoph, mein Sohn," dit-il, "ist
ein Schalk, und will nicht folgen, wie die andern, und wird dich, liebe
Catharina, wann ich nun einmal das Haupt lege, in grosse Noth und Fahr
bringen".
Bien
qu'encore un garçon à l'école, il
donna des preuves de capacités singulières, et
quand il grandit, il était en
avance sur tous ses semblables, pour le même standing avec
lui-même. Quand il
fut suffisamment préparé pour le
Collège, il alla à l'université de
Königsberg,
et s'enregistra le 21 janvier 1581, durant le Rectorat de Paul
Van Stein,
mais fut
excusé de payer les frais en raison de sa
pauvreté. Sur son retour chez lui,
après avoir fini son éducation, il
s'efforça d'avoir la situation de Choriste,
mais ne réussissant pas à obtenir celle-ci, il
quitta Goslar, et alla en Poméranie.
Dans ce Duché, il fut nommé Maître d'un
élève luthérien à Sluchow,
sur les
confins de Pologne, où il fut amené dans de
fréquents contacts avec les
sociniens et se laissait imprégné de leurs
sentiments. Bock
l'ajouta parmi
les antitrinitariens de Dantzic, qui complétèrent
sa conversion, et qu'il fut
envoyé par les Frères dans cette ville, comme un
délégué, avec un Zyblicki,
un Ministre
de Cujavia, pour le Synode tenu à Chmielnik, dans le mois de
septembre 1585, où
il délivra un discours en latin en la présence
des membres, et publiquement
professa être un unitarien, et fut rebaptisé.
De retour à Sluchow, il recommanda le socinianisme de toutes les manières possibles, et entra en discussion pour sa croyance avec le Ministre de l'église et les habitants de la ville. Il fut par conséquent privé de sa situation de maître d'école, et trouva nécessaire de quitter le lieu. Il alla d'abord à Dantzic, où Matthieu Radecius le confirmait dans ses propres opinions et puis pour Goslar, sa ville natale, où il convertit sa mère. Lors d'une seconde visite à Goslar, il sema les idées des unitariens parmi de nombreux habitants. La mère n'était pas moins zélée que son fils, et les Magistrats, dans le but de prévenir de ce qu'il se passait pour éviter davantage de divulgation, se déterminèrent à les déféraient tous deux en prison. Christophe, étant prévenu de leur intention par sa sœur, s'échappa, mais sa mère fut arrêtée et incarcérée. Alors qu'elle était au confinement depuis une semaine, elle feignit la repentance, et après avoir fait une rétractation publique d'allégeance pour ses erreurs, elle fut relâchée. Peu après, cependant, elle fit savoir, que sa contrition était seulement supposée, et son fils la félicita pour sa constance. Le reste des habitants, qui signifia d'avoir été perturbé, retourna dans le sein de l'Eglise Luthérienne, mais les quatre sœurs d'Ostorod et son frère John, restèrent vrais aux principes qu'ils avaient embrassés. Les deux frères étaient présent au Synode de Chmielnik, dans le mois de septembre 1586, où après avoir beaucoup discuté, il fut déterminé, qu'André Lubieniecius et Jean Balcerovicius iraient en tant que délégation pour Goslar, et intercéderaient pour la veuve Ostorod et ses quatre filles. La proposition émanait de Lubieniecius, qui entreprit lui-même cette délicate mission et fut secondé par John Balcerovicius, qui volontairement l'accompagna, et par leur prudente directive, la négociation avec les autorités à Goslar alla sur une issue favorable.
La veuve et ses quatre filles
étaient autorisées à accompagner leurs
généreux bienfaiteurs pour leur retour en
Pologne. Les filles, par la suite, se
marièrent et la mère trouva une maison
confortable, d'abord dans la maison de
Jean Balcerovicius à Lublin, puis ensuite sous le toit
hospitalier de
Lubieniecius, où elle mourut. Christophe et son frère Jean
reçurent une cordiale bienvenue, comme
membres de l'église. Le premier apprit la langue polonaise,
durant sa résidence
avec André Lubieniecius à Rakow, qui librement
fournissait nourriture et
vêtements, et sous laquelle direction il se
prépara bientôt pour la fonction
d'un Instructeur religieux public. Le dernier eut la direction d'une
école à
Conitz qui lui fut confiée. Christophe, après un court passage
à Rakow, fut nommé un des Maîtres
de l'école à Chmielnik, dans laquelle fonction il
succéda à Pierre
Statorius,
dans l'année 1587. Il semble
alors pour avoir visité les deux frères, Stanislas
et
Christopher
Lubieniecius
et après s'être installé à
Smigel. De
Smigel, il se déplaça à Buskow,
prêt de
Dantzic, où il poursuivit la fonction pastorale pendant de
nombreuses années.
S'il se positionna avec toute autre congrégation que celle
de
Smigel, avant son
déplacement à Buskow, cela reste incertain. S'il
le fit,
cela reste inconnu à
Sandius, mais Lubieniecius, dans son "Histoire de la Réforme
de
Pologne",
(p.240), le présente comme le premier Ministre qui officia
dans
l'église de Rakow,
et le considérait évidement comme le
prédécesseur direct de Pierre Statorius à cette
fonction.
Durant
sa résidence à Buskow, il eut
une discussion amicale avec Jacques
Fabricius,
pour lequel Faust Socin donne le
compte suivant, dans une lettre pour Valentin
Smalcius,
datée du 31
août 1598. "Je suis grandement heureux de l'issue de notre
discussion d'Ostorod
avec ce Fabricius,
et j'espère que Dieu souhaitera ouvrir les yeux de beaucoup,
Voidovius,
l'ami d'Ostorod,
m'écrivit en
termes, lesquels m'autorise de croire, que la fin de cette discussion
fut telle
comme il me la
présente pour avoir été.
Les paroles de Voidovius sont comme suivantes. 'Notre Ostorod a eu une
Conférence avec le Dr. James Fabricius, un
théologien et prédicateur, et la
conférence sera peut-être
résumée aujourd'hui après le
dîner. Nous partageons
ses mutuels bons termes, et ne recevons pas une commune divine
bénédiction. Ce
docteur fait mention de vous : il avait lu votre livre De Servatore :
il
demande pour vous un Corps de Théologie, et pas celui-ci
seulement, mais
beaucoup d'autres aussi". (Fratr. Polon. T.I. p. 461.) Smalcius
enregistra, dans son Diary, que lui-même eut une discussion
avec ce Fabricius
sur les principaux points de la doctrine Chrétienne, qui
dura tout un jour, et
il semble avoir pensé, que l'esprit de Fabricius
était favorablement
impressionné par la doctrine unitarienne. Il
n'apparaît pas, cependant, qu'il avoua
de s'y être converti. Zeltner le décrit comme un
homme très cultivé, mais
remarquablement dévoila des sentiments pour le parti
Calviniste, recteur du collège
de Dantzic, et l'ami et collègue du
célèbre Bartholomew
keckermann.
Le
11 juillet 1598, Christophe
Ostorod
et Andrew Voidovius allèrent ensemble aux Pays Bas, et
s'efforcèrent de semer les vues de l'unitarisme dans cette
libre république. Heineccius
dit, qu'Ostorod
entreprit
ce
voyager, en raison qu'un long séjour en Pologne ne lui
était pas agréable. Mais
il apparaît, de la Préface de "Apologie pour la
Vérité", de Schlichtingius,
adressée aux autorités des Pays Bas
et de la Frise Ouest, que son motif n'était pas en
égard de sa propre
convenance, mais simplement le désir de faire son devoir et
de conférer un
bénéfice à ses semblables. L'occasion
immédiate de son voyage, selon Sandius,
était de visiter certains jeunes nobles polonais, qui
étudiaient à l'université
de Leyden. Ostorod
et
Voidovius profitèrent eux-mêmes de
l'opportunité, ainsi
incidemment leur permit de rendre mieux connu leurs sentiments pour les
Pays
Bas, laquelle attention n'avait pas été
appelée sur la controverse unitarienne
depuis la fuite d'Erasme
Jean,
en 1584. Durant leur stationnement à Leyden ils effectuaient
des
conversations avec Ernest Sohner,
qui alors étudiait dans l'université
de cette ville, et il a été dit, qu'ils
portèrent un biais en faveur de
l'unitarisme dans l'esprit du célèbre Jacques
Arminius,
qui, à cette
période, habitait à Amsterdam. Mais
étant ceci, leur activité était telle
pour
attirer l'attention des autorités civiles et
ecclésiastiques, et ils furent
proscrits par un Décret public. Une copie du
décret de la faculté théologique,
datée du 12 août 1598, et une traduction de
l'ordonnance des états généraux de
l'hollandais vers le latin, datée du 3 septembre de cette
même année, est
transférée dans l'appendice de ce
présent livre, du second volume des écrits
théologiques
de Cloppenburg.
Dans le
premier de ces documents, il est établi, que les livres
diffusés par Ostorod
et
Voidovius et
transmis à la faculté pour examen,
différaient quelque peu de l'Islam, et
subvertissent la déité véritable et
éternelle du Christ, et son salut
bénéfique,
l'institution sur le baptême et nos devoirs religieux envers
le Christ, et de
plus ils niaient qu'il devrait être adoré invoquer
comme le Dieu Eternel, et le
Vrai Créateur. Le Doyen espéra, cependant, que de
telles personnes qui véhiculent
de tels écrits ne soient plus en mesure d'être
autorisées à rester dans le pays
et que les écrits puissent tomber dans les mains de quelques
uns, et d'être
abusés par eux par ignorance ou curiosité.
En
accord avec ces recommandations, les
Etats Généraux ordonnèrent, que les
livres soient brûlés à la lune du 4
septembre, et qu'Ostorod
et Voidovius quittent les provinces unies sous dix jours, et,
s'ils sont trouvés au-delà du délai,
dans ces provinces, qu'ils reçoivent une
punition telle comme les états en décideraient,
afin de prévenir que
d'autres suivent leur exemple.
Coloppenburg, sur l'autorité d'Uitenbogaerd,
ajoute, qu'en dépit d'être proscris
par ce décret, ils restèrent toujours en Frise,
où
ils produisirent par la
presse une défense au décret
précité,
écrite dans le mois d'août 1599, et
éditée
en latin et hollandais, dans le mois de février 1660. Il
parait,
cependant, du
Diary de Smalcius, qu'Ostorod
retourna des Pays Bas en Pologne, le 29 janvier 1599, et Zeltner dit,
"posteaquam
aliquantisper adhuc Franequerae latuerat cum socio Voidovio." Maintenant il est
extrêmement improbable, que
Zeltner ait utilisé le mot "aliquantisper" pour
dénoter presque une
année et demie, ou d'août 1598 à
février 1660. Les difficultés peuvent souvent
être agitées par supposition, qu'Ostorod quitta Franeker dans les environs du
début de l'année
1599, et qu'il y retourna clandestinement dans le courant de cette
même année.
En
considération de l'effet de cette
partie du décret, lequel se joignit au brûlage des
livres, il était établi,
qu'une pile soit dressée, que l'exécuteur fasse
son apparition et qu'une foule
se rassemble, espérant voir la conflagration, mais les
livres avaient disparus
d'une manière mystérieuse. "Les Magistrats," dit Moscheim,
"qui
étaient curieux d'apprendre leur contenus, les avaient
rapidement partagés
entre eux".
Ce
qui suit est le compte de Brandt
sur la mission
d'Ostorod
et
de Voidovius
aux Pays Bas et ses résultats. "Dans
le mois d'août (1598) ici arrivèrent dans ces
parties deux hommes qui avaient les opinions de ceux qui sont
appelés sociniens
et unitariens par d'autres.
L'un était Christophe
Ostorod, un
allemand, l'autre, Andrew Voidovius, un polonais. Après
qu'ils soient restés
quelques jours à Amsterdam, le Maire saisit tous leurs
livres et papiers dans
le logement où ils étaient installés,
et provoqua qu'ils soient transportés à
la maison d'arrêt. Il fut supposé que les livres
contenaient des faussetés et
des blasphèmes, et que les propriétaires d'eux
s'efforçaient d'innover en
matières religieuses. Les hommes affirmèrent le
contraire, et insistèrent que
leurs livres soient restitués.
Mais ils
furent envoyés à Leyden, pour y être
lus et examinés par un Professeur de
Théologie, qui se prononça contre eux, qu'ils
contenaient des notions
hérétiques et étaient tels qu'ils
approchaient les doctrines musulmanes. De là,
les livres furent envoyés par les Magistrats de Leyden au
comité des états généraux.
Tous les professeurs travaillaient sournoisement à faire que
ces hommes soient
expulsés dès que possible. En dernier cette
résolution fut prise : 'Que les
livres interdits devraient être brûlés
en présence des propriétaires, à
l'office
de la généralité, le 9 septembre, et
que les hommes devraient être avertis de
quitter les Pays Bas Unis sous l'espace de dix jours, sous peine
d'être punis
selon le plaisir de l'état, et pour un exemple des
mêmes offenses.' Au moment
donné, le feu fut préparé pour
brûler les livres, mais les propriétaires
n'apparurent pas, bien qu'ordonnés de voir
l'exécution, ni les livres furent
mis aux flammes, les Députés et autres se les
partagèrent entre eux en dehors
de toute curiosité. A la même période
les états écrivirent aux provinces, de
prendre attention à ces deux hommes, Ostorod et Voidovius. Cependant, ils
restèrent un moment dans le
pays, et particulièrement en Frise, où ils
dressèrent une apologie pour
eux-mêmes, et firent qu'elle soit
éditée en privé. Dans cet
écrit, lequel fut adressé
aux états, nous trouvons une défense de leurs
opinions contre le jugement des
Professeurs, avec pour plainte, qu'ils, avec leurs livres, furent
injustement
condamnés, sur le jugement de trois ou quatre
Théologiens, qui ainsi vous ont
instruit et abusé de votre service. Et il y avait le
même chemin (ils
pensaient) que les personnes étaient emmenées en
dernier pour le bûcher pour
leurs croyances'".
A
la période où Ostorod
était installé
à Buskow, il fut constamment engagé avec ses
Frères dans des discussions au
sujet de la guerre, de la magistrature, des actions de Loi, des
serments, de la
possession de richesses, et similaires sujets, poussant toujours ces
vues à
l'extrême et ne faisait jamais la plus petite concession avec
ceux, qui
n'avaient pas les mêmes idées. Il était
aussi un avocat strict et sans
compromis de la discipline ecclésiastique, et
réclamait l'exclusion des membres
qui ne sont pas droits avec l'Eglise, et il était si
sévère pour son inimitié
sur les livres, qu'il reçut une sanction de toute l'Eglise,
qu'il fut après
longtemps déterminé dans le Synode de Lublin,
tenu le 3 octobre de la même
année, que certains des Frères devaient
être prévus pour enquêter sur sa
conduite et appliquer un remède. Les personnes
envoyées pour cette occasion
étaient trois laïcs et cinq Ministres. Les
laïcs étaient Jacques
Sieninius,
Jérôme Moscorovius et
Adam
Goslavius,
et les
Ministres, Jean Volkelius,
André Voidovius,
Valentine Smalcius, Jean
Grotkovius
et
Jean
Cpiliovius.
Ils partirent en voyage le 12 octobre
et furent rassemblés à Dantzic par Caspar
Sack,
Trebiecki,
Nicholas
Hoffmann
et
autres, avec
lesquels ils entrèrent en affaire pour leur mission. Il
apparaît, qu'Ostorod prit offense, et fut
porté à entretenir l'idées
de se retirer de la communion des sociniens, par ce que Smalcius avait
dit, "que
les préceptes du Christ et des Apôtres
n'étaient pas tous nécessaires pour le
salut". De cette conduite irréfléchie il s'excusa
en présence de
l'assemblée des Frères, et ainsi le sujet parvint
à sa fin. Smalcius, qui donna
un compte de cette malheureuse dissension, dans son Diary,
établit qu'Ostorod
mourut
à
Dantzic le 8 août 1611, et l'appelait son principal ami et
père dans la foi, duquel
il prit, durant son ministère à Smigel, les
premiers principes de la vérité
Chrétienne.
Quand
il fut fait allusion de sa mort,
dans le Synode, tenu à Rakow dans le mois suivant, tous
étaient d'accord en le
décrivant en tant qu'un homme religieux, pieux et
profondément cultivé, et un
qui avait bien desservi l'Eglise.
Il
apparaît, de ses propres lettres, qu'il
était une personne d'une constitution délicate et
souffrait d'une longue
maladie, et ceci peut être compté, dans une
certaine mesure, en raison de
l'impatiente de son tempérament. Il était un
homme marié et avait une famille,
car le Manuscrit des Actes relate, que son fils, Christophe,
apparut au
Synode de Lublin en 1607. Mais aucune particularité
concernant sa femme ou ses
enfants ne fut enregistrée. Bien qu'il fût en
général d'accord avec Socin, qui
avait une grande considération pour lui et une haute opinion
de son jugement,
il restait des points pour lesquels il entretenait des doutes, et bien
souvent
écrivait à Socin pour trouver une
réponse. Smalcius dit, "Il a été
trouvé,
après la mort d'Ostorod, comme je l'avais prédit
aux Frères, qu'il avait tenté
d'enflammer et irriter la petite Eglise, sur laquelle il
présida, composée de
simples personnes du pays, contre toutes les Eglises Polonaises", et
Zeltner n'hésita pas à dire, que
c'était en raison de la morosité de sa
disposition, qu'il resta dans sa situation distante de Buskow
jusqu'à sa mort,
et ne fut pas nommé pour prendre en charge d'autres
congrégations. Ses Travaux
publiés et non publiés, sont au nombre de quinze,
et deux d'entre eux, il les
prépara conjointement avec Voidovius. Ce qui suit en sont
les titres, avec
d'autres particularités dont on peut penser qu'elles peuvent
intéresser le lecteur.
1) Bekenntniss
von dem einigen Gott dem Vater, und von seinem Sohn unsern
Herrn J. C, und von dem H. Geist, neben etlichen Notis oder
Anmerkungen
auf Casp. Schwenckfelds
Bekenntniss von J. C. Cette
Confession apparaît pour
avoir été écrite à un
moment entre 1589 et 1591.
2)
Une Discussion avec Jérôme
Powodowski,
Canon de
Posnanie, concernant le seul Dieu, qui est le Père unique,
concernant Christ le
Seigneur, le Fils de Dieu, et concernant le baptême, ce qui
est propre aux
croyants, mais non pour les enfants. Cette discussion fut tenue en
1592, à
Smigel et publié par Ostorod
dans la langue polonaise.
3)
Un bref compendium de la doctrine de
l'Eglise Chrétienne, maintenant fleurissant principalement
en Pologne. C'est l'un
de ces travaux, pour lequel il est dit qu'Ostorod
et Voidovius sont associés
comme auteurs, et il est aussi dit qu'il leur fut pris dans
l'année 1598, et qu'on
ordonna d'être publiquement brûlé aux
Pays Bas. Une autre édition de celui-ci
était publiée en 1630, et une
troisième, avec une réponse par Cloppenburg,
à
Franeker en 1652, 4to. Certains supposèrent que Conrad
Vorstius
fut l'auteur de ce compendium. Une Traduction hollandaise de lui
fut publiée à la fin de la version hollandaise du
traité de Socin, "De
Officio Hominis Christiani".
4)
Annotations sur certains passages
des écritures. Celles-ci furent en manuscrit et on ordonna
qu'elles soient
commises aux flammes sur la même occasion que pour le
N°3.
5)
Unterrchtung von den vorehmstern Hauptpuneten der Christlichen
Religion. Rakow,
1604,
8vo. S.
Sternacki.
Une seconde édition fut publiée en 1612, une
troisième en 1625,
et une quatrième en 1629. Une traduction de celui-ci en
4to., apparut en 1649.
De nombreuses éditions, montraient en elles, qu'il
était en haute estime par
les sociniens, mais il a toujours été et restera
toujours un travail d'une
grande rareté.
6)
Une discussion de Christophe
Ostorod
avec
George
Tradeln,
sur la divinité du Christ et le Saint Esprit. Celui-ci
était en allemand,
et sans date, mais fut édité par Alexius
Rodecki,
et, comme Wolfgang
Franzius
le suspectait, dans les environ
de l'année 1598. Il fut réimprimé par
Sébastien Sternacki, à Rakow, en 1625, en
4to. Sandius dit, qu'une copie manuscrite de ce travail fut prise de
l'auteur
en hollandais, par ordre du Magistrat, en 1598.
7)
Une apologie en référence au décret
des états généraux pour les provinces
unies des Pays Bas, instituée contre Ostorod
et Voidovius,
le 3 septembre 1598, en 4to. Cette apologie est supposée
pour avoir été écrite
par Christophe
Ostorod
et Andrew Voidovius, dans le mois d'août 1599, et
publiée dans le
mois de février 1600, mais il n'est pas dit où.
8)
Sur la Satisfaction du Christ.
Celui-ci semble avoir été
réimprimé sur la troisième partie du
N°6.
9)
Controverses sur la philosophie,
autant qu'elle est raccrochée à la Partie
Théologique. MS.
10)
Métaphasique. MS.
11)
Une lettre de Nicolas
Bernaud.
MS.
Nicolas Bernaud était un gentleman du Dauphiné,
qui traduisit le traité de
Socin, "De Auctoritate S. Scripturae" en français.
12)
Une longue lettre en allemand pour
les Frères d'Altorf, en particulier pour G.L.
Leuchsner
et
Nic.
Leimer,
dans laquelle
Ostorod
traite de la
discipline de l'Eglise et de la participation conjointe avec les
calvinistes
pour le Repas du Seigneur. Zeltner avait inséré
cette lettre après longtemps
dans son "Hist. Crypto-Socinismi Altord." &c. 'pp. 130-143).
13.
Un tract contre les herrnhutters,
ou communistes moraves, qui recommandait et adoptait une
communauté de biens,
et de qui de nombreuses mentions sont faites dans les Actes Synodaux de
l'Eglise unitarienne en Pologne. MS.
14)
Un petit travail en allemand, Sur
l'Obéissance de l'homme Chrétien. Qu'Ostorod
composa
un
travail de cette sorte nous l'apprenons d'une résolution du
synode de Rakow,
sous l'année 1636, pour lequel il se détermina
à publier une seconde édition.
15)
Des contributions envers une
traduction allemande du Nouveau Testament, qui fut
éditée à Rakow en 1630.