Catéchisme de Rakow Le Catéchisme de Rakow.

Sans aucun doute le Catéchisme de Rakow a fait plus qu'aucun autre livre édité, excepté le Nouveau Testament lui-même, pour répandre la pensée religieuse unitarienne. Il a porté l'évangile de la liberté Chrétienne au monde. Son enseignement mérité donc une attention particulière.

Quand l'historien Adolf Harnack (1851-1930) parlait du Catéchisme de Rakow, il le définissait comme suit : "Un cours d'instruction pour produire des théologiens". Ce catéchisme est devenu la marque principale des sociniens-unitariens : ce n'est pas un catéchisme dans le sens communément répandu, d'un manuel d'enseignement de la foi et de la morale Chrétienne dispensé aux enfants et aux convertis, mais un manuel des doctrines su Socinianisme, tendu largement pour des buts de propagande et de défense, sous forme de questions et réponses. L'histoire du Catéchisme de Rakow débute dans la fin du XVI siècle vers 1574 en Pologne.

Le Royaume de Pologne à cette période était le siège de la diversité religieuse, où pouvaient se croiser catholiques, musulmans, orthodoxes et juifs. Ici, était la terre la plus fertile de toute l'Europe pour recevoir les graines de la Réforme Protestante. C'était l'âge d'or de la Pologne, la tolérance religieuse et la curiosité intellectuelle laissaient pénétrer l'influence d'alors de la Renaissance Italienne sur sa culture et sur le cours de la vie du Royaume.

A juste titre nous devons nous remémorer certains précurseurs pour la tolérance religieuse, tels :
Jan Hus (1369-1415) ou John Wyclif (1324-1384) en leur temps et leur pays, mais il sera encore plus impérieux de citer Peter Gonesius (1525/1530 – 1570/1573), qui influença directement le cours de la vie religieuse, plus particulièrement de l'Eglise Réformée, en Pologne.
Gonesius fort de ses convictions affirmait haut et fort au synode de Secemin qui se tint le 22 et 23 janvier de l’année 1556 " Que seul le père est Dieu, le logos n’est pas le Fils, mais la graine du Fils, que l’homme Jésus a été transformé en Dieu, et Dieu ou sa parole dans l’homme est immédiatement le Fils est identifié au Père, alors les deux deviennent identiques ", se retrouva par la suite prédicateur de la ville de Wegrow en Pologne, où se forma la première église locale anti-trinitaire. Très rapidement sous sa coupe une vingtaine d'églises ont été implantées, et Gonesius édita son plus célèbre livre, "Du Fils de Dieu un homme, Christ Jésus".
Les antitrinitaires furent considéraient aux yeux des protestants calvinistes des hérétiques pour l’induction de certaines croyances anabaptistes. En 1565, un schisme se produisit lors de la Diète de Piotrkow où l’Eglise Réformée Polonaise décréta l’exclusion des antitrinitaires et s’en suivirent deux églises, l’une qualifiée "Majeure" regroupant les protestants calvinistes orthodoxes et une seconde "Mineure" composée d’unitariens et d’ariens. Cette seconde église Mineure (Ecclesia Minor) est la plus petite des églises qui rejette la Trinité. Ses adeptes dans la simplicité se nomment Chrétiens ou Frères, d'où ils seront généralement appelés "Frères Polonais".

Pour se nourrir spirituellement, se démarquer des autres églises et revendiquer leurs positions les membres de cette nouvelle dénomination, dans les environs de 1574, ont adoptés une confession de foi (qui n'était pas alors connue pour être le Catéchisme de Rakow). Sous la houlette du pasteur Georges Schoman comme auteur et Alexander Turobinczyk comme imprimeur, à Rakow, fut édité la première tentative pour exposer en détail la doctrine antitrinitaire en Pologne : "le Catéchisme ou la Confession de foi de la congrégation rassemblée en Pologne, au nom de Jésus Christ notre Seigneur qui a été crucifié et relevé des morts". (Catechesis et Confessio Fidei Coetus per Poloniam congregati in Nomine Jesu Christi, Domini nostri crucifixi et resuscitati).

La petite communauté croissait rapidement et Rakow devenait un centre d'étude où une très importante et reconnue université par la suite sera fréquentée par des élèves de différentes confessions venant de toute l'Europe. L'enseignement déversé était radicalement antitrinitaire, sa théologie peut-être mieux comprise comme Unitarienne, dans sa conception d'un Dieu Unitaire et basé sur la Bible une fois dépouillée de certains dogmes ou doctrines d'Eglises dites conventionnelles alors.

Gonesius fut l'étincelle de l'Antitrinitarisme en Pologne et Faust Socin (1539-1604), en sera le l'architecte qui laissera derrière lui le mouvement du Socinianisme. Faust Socin espérait à son arrivée en 1579 trouver en Pologne un refuge pour ses vues et pour son âme. Des indications permettent de croire que Faust Socin fut appelé par la communauté de Rakow en 1592 pour écrire un catéchisme avec Piortr Stoinski. Socin essaya d'écrire un tel travail, mais en raison qu'il était déjà occupé par d'autres travaux, il le reprit qu'en 1603. Son décès daté le 3 mars1604 lui laissait trop peu de temps pour qu'il puisse finir ce catéchisme qui était intitulé : "Christianae religionis brevissima institutio, per interrogationes et responsiones, quam catechismus vulgò vocant" et "Novum Fragmentum catechismi prioris".

A partir des notes que Socin avait laissées, le Catéchisme de Rakow, le nom finalement adopté, fut finit par Piotr Stoinski, Hieronimus Moskorzowski, et Jan Völkel. Il fut publié la première fois en polonais dès 1605. D'autres traductions dans différentes langues suivront comme en Allemand par Valentinus Smalcius (Schmaltz) édité en 1608, et puis en 1609 dans le latin par Moskorzowski. Il fut édité sous cette formulation : "Le catéchisme des Eglises, qui dans le Royaume de Pologne et dans le grand Duché de Lituanie, et dans les autres Provinces appartenant à ce Royaume, affirmer qu'aucun autre Être outre le Père de notre Seigneur Jésus Christ, est le Dieu d'Israël, et reconnaître et avouer que l'Homme, Jésus de Nazareth, qui était né d'une Vierge, et aucun autre ou même avant lui, il est le seul–engendré de Dieu. Il a été publié, il y a quatre ans dans le Polonais, et aussi publié en ce moment dans le latin". (Catechesis Ecclesiarum quae in Regno Poloniae et magna Ducatu Lithuaniae, et aliis ad istud Regnum pertinentibus Provinciis, affirmant, neminem alium, praeter Patrem Domini nostri Jesu Christi, esse illum unum Deum Israelis: Hominem autem illum Jesum Nazarenum, qui ex Virginenatus est, nec alium, praeter aut ante ipsum, Dei Filium unigenitum, et agnoscunt et confitentur. Ante annos quatuor Polinicè, nunc verò etiam Latinè edita).

Pour tenter d'apporter des précisions quant au contenu du Catéchisme de Rakow, la version anglaise de 1818 par Thomas Rees, qui était la traduction de la version latine de 1680 sera développée. Cette version latine prétend être, le "catéchisme des églises de Pologne, qui admettent, selon les Saintes Ecritures, un Dieu le Père, son Fils unique engendré Jésus Christ, et l'Esprit Saint", (qui fut d'abord édité en l'année 1609 par Moskorzowski), "et puisque, par ordre des mêmes églises, corrigé et agrandi pour plus de la moitié, et révisé et amélioré par les hommes éminents dans ces congrégations, et illustré avec leurs notes".

Il n'est bien sûr pas question de reprendre les presque 400 pages de ce travail, dont vient s'ajouter de plus une centaine d'autres pour l'introduction historique, mais de faire un résumé concis des principaux points développés. Huit sections distinctes sont développées avec des sous thèmes et des notes comme suit :

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SECTION 1 - Les Saintes Ecritures.

La Bible est la Parole authentique de Dieu, donné à l'humanité pour indiquer la volonté de Dieu.

L'histoire, l'enseignement, et les miracles de la Bible sont tous véritables.

La Bible correctement comprise, est suffisante pour indiquer tout ce que Dieu exige de l'humanité.

Plusieurs des traditions synthétiques qui sont ajoutées à la Bible, particulièrement par l'Eglise Romaine, sont pour la destruction de la véritable foi Chrétienne.

Toutes les choses essentielles au salut sont tellement simplement énoncées dans la Bible, que tous les comprennent, particulièrement ceux qui cherchent pleinement la vérité dans la prière.

Dans cette section le Diable est mentionné rapidement en tant qu'être personnel.*

* Dans l'apostille d'un traducteur à la p.7, il est dit que les unitariens polonais tenaient le Diable pour être "à l'origine de rang angélique, mais s'était maintenant dégénéré, d'une méchanceté invétérée, d'une cruauté persistante et heureux de blesser l'humanité. Sa puissance de les blesser se prolonge à leurs esprits et leurs corps, à ce monde matériel et à l'état futur ". Les démons (p321) et les mauvais anges (p368) sont également mentionnés rapidement, en tant qu'êtres personnels. Par la suite, les unitariens ont abandonné la croyance dans la personnalité du Diable, des démons et des anges mauvais.

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SECTION 2 – La voie du Salut.

Seul Dieu a l'immortalité.

L'homme n'a pas implicitement l'immortalité, mais à l'origine était créé mortel.

S'abandonnant lui-même, sans Dieu, il doit périr éternellement.

L'homme a été créé avec l'intention qu'il devrait finalement devenir immortel.

Cette immortalité potentielle est prévue pour être un don conditionnel, réservé seulement pour ceux qui ont une foi efficace dans Dieu et le Christ, qui mène à une sainteté acceptable de la personnalité et de la conduite.

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SECTION 3 – La connaisssance de Dieu.

Dieu est en sois un être personnel existant éternellement, parfaitement juste, sage personnel et puissant.

Ce Dieu unique est le Père de notre Seigneur Jésus le Christ.

Jésus n'est pas ce seulement Dieu, mais le Fils humain de Dieu.

Jésus s'appelle Dieu seulement dans une utilisation secondaire du mot, lui ayant été accordée une autorité supérieure par l'action de Dieu, dans le ciel et sur la terre.

L'Esprit Saint n'est pas une personne, mais la puissance de Dieu. (Voir également la section 5)

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SECTION 4 – La connaissance du Christ.

Jésus était vraiment un vrai homme mortel tandis qu'il vivait sur terre.

Suivant à sa résurrection des morts, Jésus est maintenant un homme immortel.

Bien que vraiment humain, et descendu dans la ligne d'Abraham et de David, il n'est pas qu'un simple homme.

Il est également le seul Fils engendré de Dieu, conçu de l'esprit Saint, et né d'une vierge, sans père humain.

Jésus n'a pas existé avant sa naissance, excepté comme plan dans l'esprit de Dieu, qui a été prédit en détail, dans la Parole parlée et écrite de Dieu.

Ce plan (mot) a été accompli (fait chair) quand Jésus est né, miraculeusement engendré par l'Esprit Saint de la Vierge Marie.

Jésus n'a aucune nature ou substance divine, mais plutôt, il est véritablement un homme avec une vraie nature et substance humaines.

La divinité de Jésus est une divinité acquise, dans un sens secondaire seulement, par son être possédant des attributs divins dans la personnalité, et bien qu'il lui a été accordé la puissance et l'autorité divines pour agir au nom de Dieu.

Depuis sa résurrection, le nom de Jésus a été placé au dessus de tous les autres noms, que tous devraient se plier devant lui pour la gloire de Dieu qui est le Père de Jésus.

La doctrine de la Trinité est tenue pour être une forme moderne de l'esprit de l'Antéchrist.*

* Ils n'iraient pas si loin, cependant, pour dire que n'importe quelle personne qui mène une vie sainte, mais croit la doctrine de la Trinité, est perdue sur ce seul critère. Néanmoins, leur salut est en grand danger s'ils résistent obstinément à l'occasion de chercher la vérité de l'unité de Dieu, ou condamner et persécuter ceux qu'ils acceptent.

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SECTION 5 – La fonction prophétique du Christ.

Dans sa fonction prophétique, Jésus a indiqué la volonté de Dieu pour l'humanité, par la parole et par l'exemple.

Cette volonté est décrite dans des paroles claires dans la Bible, dans "la loi morale" de Moïse, et dans les préceptes complémentaires de la loi par Jésus.*

*Ils n'iraient pas si loin, cependant, pour dire que n'importe quelle personne qui mène une vie sainte, mais croit la doctrine de la Trinité, est perdu sur ce seul critère. Néanmoins leur salut est en grand danger s'ils résistent obstinément à l'occasion de chercher la vérité de l'unité de Dieu, ou condamner et persécuter ceux qu'ils acceptent.

a. Les précepts moraux :

En général, la stricte observance des Dix Commandements et des Sermons sur la Montagne est encourageante.

Il y a cependant, quelques éléments du Sermon de la Montagne qui ne sont pas pris littéralement, ou considéré en tant qu'absolus. Par exemple, la prise des serments est autorisée pour quelques buts.

Une permission limitée est donnée pour la rétorsion contre des dommages, par les cours, (tant qu'elle est "sans vengeance" !) Il est permis qu'un chrétien s'engage dans la magistrature, à condition qu'en occupant ses fonctions, il n'offense pas la loi du Christ.*

*Il y avait réellement un désaccord significatif parmi les Frères Polonais au sujet de ce point. Plusieurs de leurs principaux chefs ont enseigné une opinion opposée, maintenant qu'il n'était pas permis que les chrétiens tiennent des fonctions dans la magistrature, d'exercer une autorité au-dessus des d'autres, ou de jeter le sang. (pp177-180) Cet argument cependant, semble avoir été plutôt universitaire. Socin était parmi ceux qui l'ont tenu légalement pour que des chrétiens puissent être des magistrats. Toutefois, il a également été déclaré qu'un magistrat chrétien était interdit de mette un coupable à mort, de le mutiler, ou d'enrôler l'aide d'autres personnes pour faire ces choses. Ni, qu'un chrétien puisse en privé obéir à n'importe quel ordre d'un magistrat pour jeter le sang. Dans la pratique cependant, il peut être prévu que les autorités civiles considéreraient ces contraintes comme une barrière éliminant les chrétiens de la nomination comme magistrats, ou à d'autres fonctions liées à l'application de loi.

b. Le culte du Christ :

Le culte du Christ et les prières directement adressaient à lui, sont encouragées. Ceux qui s'opposent à une telle prière ou culte ne sont pas vraiment des Chrétiens. *

* Cette question a été chaudement contestée parmi les Frères Polonais. Beaucoup ont tenu une opinion opposée, que la prière et l'adoration ne devrait jamais être offerte à Jésus. C'est devenu une source de division parmi eux. Pour au moins une occasion, une animosité et une intolérance personnelles ont mené à une persécution féroce d'une opposition détestable.

c. Le Sabbat :

L'observance du septième jour sabbatique est rejetée comme rituel lequel a été supprimé. Pour des chrétiens, il n'y a aucune distinction des jours. Bien qu'il n'y ait aucune loi rituelle imposée aux chrétiens, il y a cependant des éléments de la loi du sabbat, que les chrétiens seraient sages de noter. Il est adéquat de consacrer la septième partie d'une vie pour le culte divin. Il est approprié de ne pas charger l'homme ou la bête de travail, un jour sur sept.

L'observance du dimanche n'est pas un rituel remplaçant le septième jour sabbatique, mais c'est une liberté dont les chrétiens peuvent librement se servir.

d. Le mariage et le divorce :

Le mariage avec des incroyants est interdit. Il en est de même pour le divorce et le remariage, excepté pour adultère.

e. Le baptême :

Le baptême, par immersion, est le rite externe par lequel des croyants sont initiés dans le Christ et ajoutés à l'église.

Une foi intelligible doit précéder le baptême.

Dans le baptême, les croyants renoncent au monde, professent le Christ en tant que leur maître unique, font mourir rituellement le péché et se lèvent pour une nouvelle vie, se lient pour vivre une vie sainte et recevoir la rémission de leurs péchés.

Le baptême des enfants en bas âge est rejeté.

f. Le Repas du Seigneur :

La prise du Repas du Seigneur est encouragée comme un commandement à obéir. C'est un mémorial, qui célèbre l'amour du Christ.

L'enseignement romain que Repas du Seigneur est le moyen de la grâce, ou un sacrifice pour les morts, est rejeté.

La doctrine de la transsubstantiation est également rejetée.

g. Le lavage des pieds :

Le lavage des pieds doit être pratiqué au Repas du Seigneur. C'est obligatoire comme signe d'humilité

h. La vie éternelle : La vie éternelle promise par Jésus aux saints ressuscités sera immortalité, et "l'existence la plus remplie avec la joie et le plaisir complètement divin, est de passer dans le ciel avec Dieu et le Christ, et les saints anges".* * Je n'ai pas trouvé de mention dans le Catéchisme du Royaume Futur de Dieu sur la terre, ou de la Foi Abrahamique que l'humble héritera la terre.

i. L'Esprit Saint :

L'Esprit Saint n'est pas une personne, mais la puissance de Dieu, une vertu ou une énergie, découlant de Dieu, par lequel il effectue ses oeuvres et consacre des croyants à son service. *

L'Esprit Saint est promis à tous les croyants, dans tous les âges. Cependant une distinction est dessinée entre "le don permanent invisible", et "le don provisoire visible".

Le don permanent de l'Esprit Saint n'est pas nécessaire pour permettre la croyance dans l'Evangile, mais est après donné aux croyants pour les confirmer dans les promesses de Dieu, les élargir dans la compréhension des choses divines, leur donner un avant-goût du futur bonheur et les consacrer au service de Dieu.

Les dons miraculeux de l'Esprit Saint, donnés pour la confirmation de l'Evangile, étaient seulement provisoires, et ne sont plus donnés.

* la version anglaise de 1652, assigne la personnalité séparée de l'Esprit Saint. Il s'avère que le traducteur a cru que l'Esprit Saint étant crée est, " le premier dans le rang et la dignité dans la hiérarchie angélique".

j. La mort du Christ :

La doctrine d'un sacrifice de substitution est rejetée. On dit que le Christ meurt à cause des pécheurs, mais pas à leur place. Les mots tels rançon, rachat, expiation et propitiation, doivent être séparé de n'importe quel concept qui indique le paiement d'une pénalité à la place des pécheurs, ou du paiement d'une dette.

k. Au sujet de la foi :

Sauvegarder la foi en Dieu et le Christ n'est pas simplement un seul consentement de l'esprit pour une forme de mots qui définissent la doctrine du Christ. Elle est importante, bien plus une confiance profonde dans Dieu et l'enseignement de Jésus, qui mène à la sainteté de la personnalité, et de tout coeur pour l'obéissance volontaire à sa volonté.

l. Au sujet de la libre volonté et la prédestination :

Les doctrines du péché originel, de la nature humaine diffamée, et de la prédestination sans conditions, sont rejetées.

Tous les hommes ont en eux une libre arbitre qui confère la capacité de choisir entre le vrai et faux, et peuvent donc être jugés responsable de leurs péchés. Tous les croyants qui sont touchés par l'esprit de Dieu, sont enseignés et autorisés à obéir à la volonté de Dieu.

m. Au sujet de la justification :

La justification vient seulement par la foi en Christ. Nous sommes justifiés quand Dieu pardonne nos péchés et s'il nous traite alors comme si ces péchés n'avaient jamais été commis.



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SECTION 6 - La fonction de prêtre de Christ.

Dans Sa fonction de prêtre, Christ S'est sacrifié lui-même en perdant Son sang pour nos péchés.

Maintenant relevé à la vie de nouveau, il apparaît dans la présence de Dieu pour intercéder pour nous. Dans ce rôle d'intercesseur, il nous délivre de la culpabilité et de la peine de nos péchés, des travaux pour nous délivrer de la servitude continuelle pour le péché, et exerce l'autorité sur l'Eglise dans ses labeurs pour propager la religion.

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SECTION 7 – La fonction royale du Christ.

Dans ses fonctions royales Jésus règne du ciel, ayant reçu toute la puissance dans le ciel et la terre, de régir, protéger et éternellement sauvegarder ceux qui croient en lui.

Le Christ ne s'est pas relevé des morts lui-même. Il était vraiment mort et donc incapable de faire une telle chose par lui-même. Il a été relevé par Dieu.

Il a été relevé dans le même corps qui a été crucifié.

Ce corps a été changé par Dieu. Jésus a été maintenant rendu incorruptible, glorieux, puissant et spirituel.

À la résurrection, les corps des croyants seront également changés pour être comme celui que Jésus a maintenant. Jésus est entré dans le ciel comme précurseur des croyants, qui le suivront là, (après la résurrection).*

Du ciel Jésus règne non seulement sur les hommes, mais également sur les anges bons et mauvais. Des pécheurs seront relevés, jugés, et consignés pour la punition éternelle. (Supplice éternel). **

* Je n'ai pas trouvé de mention dans le Catéchisme du Royaume Futur de Dieu sur la terre, ou de la Foi Abrahamique que l'humble héritera la terre.

** Quelques croyants unitariens ont soutenu que les mauvais doivent être relevés, jugé, et puis anéantis. D'autres ont adopté la doctrine de la restauration universelle qui enseignait que tous les hommes, toutefois diffamés dans cette vie, volontairement (après la résurrection), soient disciplinés et finalement apportés à la sainteté et au bonheur.

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SECTION 8 – L'Eglise du Christ.

a. L'Eglise visible du Christ.

L'Eglise visible du Christ comporte seulement ces sociétés qui tiennent la véritable doctrine Chrétienne.

b. Le gouvernement de l'Eglise :

L'église est régie par des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des professeurs, des pasteurs (évêques), des aînés et des diacres.

Les apôtres, les prophètes, et les évangélistes ne sont plus trouvés dans l'Eglise. Leur rôle était seulement provisoire et a maintenant cessé d'être nécessaire.

Les autres fonctions continuent.

C'est le devoir de tous autres membres de l'Eglise d'obéir à ceux qui régissent, dans toutes les choses commandées par la parole de Dieu.

c. La discipline de l'Eglise :

La première mesure de la discipline de l'église est une correction en privée.

Si ceci échoue, alors l'église doit recourir au reproche public. Le dernier recours est d'éviter, au moins dans la fraternité de la table du Seigneur.

Dans des cas plus sérieux, le contrevenant doit être évité complètement, au point de ne plus associer ou de manger avec lui.

Des contrevenants ne doivent pas être considérés comme ennemis, mais comme frères. Le but de telles mesures correctives est que le transgresseur peut être apporté de nouveau à la bonne manière, que le reste de l'église peut être frappé de crainte, que ces scandales et désordres peuvent être enlevés de l'église, que la parole du Seigneur ne soit pas male interprétée et que le nom de Jésus ne soit pas profané.

La puissance de lier et de délier les acquis dans l'Eglise par Jésus, est l'autorité de déclarer qui est digne ou indigne d'être un membre de l'Eglise.

d. L'Eglise invisible :

L'église invisible comporte tout ceux qui ont la vraie foi en Christ, qui en conséquence, obéissent avec le coeur pour une vie de vraie piété.




Les descendants spirituels.

Il y a un certain nombre d'églises aujourd'hui qui doivent leur "héritage spirituel" aux premiers unitariens polonais. Afin de les classifier, ils peuvent être divisés en "unitariens rationalistes" et "unitariens bibliques".

a. Les unitariens rationalistes :

Les églises Unitariennes Rationalistes portent habituellement le nom "Unitariens".

Généralement, ces églises ne sont plus reconnaissables en tant que "descendants spirituels" des Frères Polonais. Leur "foi" n'est plus biblique ou de Rakow.

Pour beaucoup, la "raison" humaine individuelle et la "logique" règnent maintenant au-dessus de la Bible. Bon nombre d'entre eux sont des universalistes ou des humanistes. Beaucoup sont agnostiques. La plupart rejettent la naissance virginale de Jésus, et d'autres miracles.

Pour beaucoup la définition de la moralité personnelle est laissée à la conscience individuelle. Il n'y a plus aucune absolue morale claire.

b. Les unitariens biblistes :

Un certain nombre d'églises "Bibliques Unitariennes" existent.

Bien que leur théologie que seul le Père est vraiment Dieu, soit clairement unitarienne, la plupart font attention au sujet d'employer ce mot dans son ensemble, de peur qu'ils soient confondues avec les rationalistes. Ils sont universellement regardés avec défaveur par les églises traditionnelles, qui les considèrent comme des hérétiques, et essayent habituellement de les étiqueter comme cultes. Elles sont souvent des cibles pour l'abus, du rejet, et même de la subtile persécution.

Néanmoins, bon nombre d'entre eux sont distinctement chrétiens dans leur adhérence à Jésus en tant que leur Seigneur et leur Sauveur, le fils né de Dieu par une Vierge et le Messie promis, qui doit régner sur le prochain Royaume de Dieu qui viendra sur la terre.

En effet, certains d'entre eux sont beaucoup plus fidèles à leur obéissance pour la seigneurie de Jésus, particulièrement par rapport au Sermon sur le Montagne, que plusieurs de leurs détracteurs traditionnels.

Didier Le Roux

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Cliché : Pologne XVI siècle Antipas ; Sources : Allon Maxwell BIBLE DIGEST