
Andrew Voidovius.
Andrew
Voidovius,
(Polon.
Woydowski,) était par naissance Polonais, et soit le fils ou
le frère de John
Voidovius,
Pasteur de Chimich, qui est
mentionné dans les Actes Manuscrits, comme ayant
accompagné le quarante
cinquième Synode de Rakow. En 1580, John Peltius, dans la Dédicace de son
"Harmonia Remonstrantium et
Socinianorum," incorrectement l'appelait Vajodivus, à moins
que le nom
Vajodivus en Hollandais requière cette transposition.
Il apparaissait,
selon Sandius, dès l'année
1538, alors qu'il
était encore un jeune homme. Dans la correspondance de Faust Socin, il y a une lettre qui lui est
adressée par cet éminent réformateur,
datée du 18 mars de cette année, le
reprenant de ne pas dépenser trop de son temps dans
l’étude de la littérature
conventionnelle, pour laquelle il était alors
très dévoué, et de ne pas en
faire la principale poursuite de sa vie, mais de choisir une certaine
des
hautes branches de l’étude. Nous apprenons de
cette même lettre, qu’il avait
été éduqué pour son enfance
dans la vraie piété, et était alors
engagé en frais
de scolarité, et Zelter dit, que ses
élèves étaient les
fils soit de Paulicovius, ou de Buccella le bénéficiaire
de Socin.
Il
apparaît, d’une partie d’une autre
lettre, lui étant adressée par Socin, le 25
avril 1590, qu’il était alors à
Wittenberg. C’était ici qu’en premier il
fit la
connaissance de Valentin
Smalcius,
qui, dans l’année suivante, contractait avec lui
une étroite intimité à
l’Université de Strasbourg, et faisait de lui un
socinien confirmé. Durant sa
résidence à Strasbourg il tenait la fonction de
tuteur privé pour Zachariah
Krokier, probablement une certaine relation de Paul Krokier, qui était Recteur du
Collège de Rakow, de 1613 à 1616.
Dans
l’année 1595, quelque temps après il
retournait en Pologne, il était en
réflexion pour un autre tour en Allemagne : pendant le 9
d’août de cette année
Socin lui écrivit. "Je m'empresse de votre
intention de faire une
certaine installation en Allemagne, à condition seulement
que vous êtes sûr
qu'il ne sera pas nécessaire pour vous, quand là
bas, soit de concilier ou de
désunir vos opinions, au-delà de votre
allégeance pour les demandes de Dieu.
Car je vois, que, dans d'autres respects, vous serez plus pleinement
utilisé
pour l'Eglise de Dieu ici, alors en Pologne. Ce sujet pouvait
être porté en
avant pour la réunion à Luclavice, où
j'espère pouvoir être présent."
Il
semble que Voidovius suivit le conseil de Socin et ne
retourna pas en Allemagne.
Spanheim,
dans son "Elenchus Controversiarum," P. 237, nous précise
qu’il s’est
bien mis à la disposition de l’Eglise de Pologne,
quand il attribue l'origine
de la polémique Arminienne aux Pays Bas à
certains émissaires, Ostorod et Voidovius, qui étaient
expédiés par les
sociniens polonais dans les bas pays, afin de propager les principes de
leur
secte. Leurs principes respectant la Trinité et l'Expiation
n'ont pris aucune
racine dans ces pays, mais Spanheim affirme qu'il était
autrement en
considération de certains opinions de Socin, “quae
ille recoxit ex Pelagii
disciplinâ,” sur la prédestination, le
libre arbitre, et le fond de la
justification devant Dieu.
Dans
l'année 1597, il recevait quelques jeunes gentlemen Polonais
pour Leyden, qui
étaient désireux de faire leurs études
dans l'Université cette ville, et allait
les visiter l'année suivante, en compagnie de Christopher
Ostorod. La Faculté
jugea leur doctrine blasphématoire, impie et presque
Musulmane, de sorte que
les Etats Généraux donnèrent une
ordonnance et certains des livres qu'ils
avaient avec eux étaient saisis, et pour qu'ils soient
qu'ils brûlés publiquement,
et Ostorod et Voidovius étaient
condamnés immédiatement
de quitter le territoire des Provinces-Unies. Dans les environ de cette
période, Voidovius devint intime avec Ernest
Sohner,
dont il appel "ornatissimus
Dnus. Ernestus Sonerus, artium et philisophiae Magister, studiosus
pietatis,
amicus honorandus;" et dans cette conversion pour
l'Unitarisme, il
était dit qu'il était simplement
instrumentalisé. Georges
Hornius,
après mentionnant le séjour de
Ostorod et Voidovius aux Pays Bas, dit, que les livres inculquant le
Socinianisme commençaient, de cette période, pour
être secrètement importés, et
mis en circulation par Conrad
Vorstius, James Arminius, et autres, et il ajoute, dans une
note, qu'Arminius, dans le
cours d'une conversation avec Ostorod et Voidovius, faisait
l'éloge de la
sagesse et de l'érudition dont ils affichaient, et dit
qu'ils donnaient plus de
matière pour une attentive considération.
Personne ne peut douter, qu'un esprit
de questionnement était ainsi excité, qui amenait
à une très expansive adoption
pour les doctrines sociniennes parmi les leaders du parti Remontrant.
Il n'y
eut pas plus de vingt ans après l'expulsion d'Ostorod et Voidovius des Pays Bas, que les
Députés de
Guederland, au Synode de Dort proposaient de prohiber l'importation des
livres
des Ariens et Samosaténiens.
Voidovius, durant ses séjours en
terres
étrangères, affichait une grande
anxiété pour faire des convertis, et
particulièrement parmi les jeunes, qui étaient
étudiants aux universités. Cet
esprit de prosélytisme l'exposait parfois à un
grand hasard personnel. Les
étudiants au Collège Jésuite de
Cracovie, sur une occasion, l'attrapaient et le
battaient, alors le plongeant dans la rivière, et le
déshabillaient de tous ses
vêtements. Ceci, se déroulant le 20 janvier 1611,
dans une eau profonde, était
prêt d'occasionner sa mort. Zeltner, cependant, remarque, que
des pratiques de cette
"gentillesse" étaient très fréquentes
à Cracovie, et que d'autres
"Dissidents," comme ils étaient appelés, en plus
d'Anti-Trinitaires,
en étaient rendus les victimes à de telles
périodes. Socin, dans une lettre
pour Voidovius, écrite le 7 octobre
1594,
mentionne à un moment une indignité qui lui fut
faite dans les rues de
Cracovie, quand son visage était taché et sa
bouche remplie de boue, par ordre
d'un Chevalier Polonais, nommé Wiernik,
qui l'accusait d'être un Arien, et d'avoir sapé
les principes religieux de son
père.
Voidovius était un Pasteur, d'abord
à
Lublin, et après à Rakow. Il s'était
marié à l'époque de son
séjour aux Pays
Bas, ce qui apparaît de la correspondance de Socin. Sa femme,
qui était la
fille de Matthieu
Radecius, et qui
mourait le 15 septembre 1621. Nous rappelons, que le Second
Siècle des
Epîtres de Ruarus, que Voidovius avait quitté en 1619, et de
la
manière que Smalcius notifie la mort de sa femme, il peut
être présumé que Voidovius lui survivait. Il semble
probable, en effet, d'une Dissertation sur les Visions Apocalyptiques,
dont
Sandius attribue à Voidovius, et lesquelles étaient
publiées
à Clausenbourg, sous le nom étranger de Robert Janson, de Campen, en 1625, et qu'il
était vivant dans cette année. Il
écrivit :
1. Son
Idée concernant Dieu et Christ, et autres
matières pertinentes de la Religion
Chrétienne, à la demande d'un certain ami des
Pays Bas, qui est référé dans
l'Apologie des Etats de l'Union Néerlandais, conduit par
Ostorod et lui-même en
1559.
2. Notes sur l'Histoire de la mort
de Michel Servet de Peter Hyperphrogenus. Deux de celles-ci restaient
en
manuscrit.
3, 4 Il
était aussi
concerné avec Ostorod dans la composition de deux travaux,
pour lesquels un
compte avait déjà était
donné dans le précédent Article, sous
Notes 3 et 7. (Un
bref Compendium de la Doctrine Chrétienne, et une Apologie
en référence d'un
Décret.)
5. qu'il
était
l'auteur d'un petit travail référé
au-dessus, et intitulé, "A short
Dissertation on the Visions describeb in the 13th and 17th Chapters of
the
Apocalypse, par Robert Janson, de Campel," (Un court Exposé
sur les
Visions décrites dans le 13ème
et 17ème chapitres de
l'Apocalyspe,) en 8vo., avait été
affirmé par Sandius, et Bock observe, que dans sa propre copie de
son travail un ancien l'ayant
possédée, qui est supposé pour
être
6. Mais la composition,
sur laquelle Voidovius apparaît
pour avoir accordé le plus de travail porte le
titre, "Elenchus Locorum Scripturae S. Vet. et N.T. quae pro asserenda
SS.
Trinitate et aeterna Fillii Dei Deitate adferuntur, per contrrias
Patrum et
Doctorum tam Romanae, quam Augustanae et Refoatae Ecclesiae
Interpretationes." Sandius suppose celui-ci pour avoir
été le même travail
que le premier intitulé, "Andrew Voidovius Triadomachia, in
qua ex variis
Auctoribus Trinitariorum, et eorum Interpretationibus Locorum S.
Ecriturae in
Speciem huie Errori faventium, verum Sensum et Intrepretationem
collegit."
Il est d'avantage d'avis, qu'il était le même avec
celui, qui est ailleurs
appelé, "Sylloge Locorum de Trinitate." Ces
spéculations de Sandius
s'approuvent de Bock, qui davantage suggère, si celui-ci
peut aussi ne pas
avoir été le travail, pour le quel les
adversaires des Sociniens donnent le
titre, "Tormentum Throno deturbans," etc., et dont ils disent qu'il
était en presse, quand les Sociniens ont
été expulsé de Rakow. Ni, il est
improbable, que ce titre était préfixé
pour le livre, dont par la suite ils appelaient
"Triqdomachia." Un titre qui fréquemment apparaît
dans le Manuscrit
des Actes de l'Eglise Unitarienne Polonaise. Ils semblaient, cependant,
à une
période subséquente, d'avoir abaisser ce titre,
et à la place de
"Triqdomachia," une mention est faite des "Elenchus" de Voidovius,
"Sylloge," et
"Syntagma, " dans le complément desquels beaucoup
assistaient, et
lequel, dans la procédure de l'époque, semble
soit totalement, ou en partie,
pour avoir disparue. Donc, dans l'année 1654, à
l'Assemblée de Czarcow, Ruarus était
requis de faire une diligente demande, où le livre de Voidovius
était mis caché, et, quand il
était trouvé de le mettre à
l'édition. En 1665, à l'Assemblée de
Rakow, Ruarus
et Crellius étaient
enjoint de chercher après
cet écrit aux Pays Bas, parmi les héritiers de
Conrad Vorstius. Il semble aussi
d'avoir été relevé quelque part, car
dans l'Assemblée de Kreutzburg, A.D. 1668,
Stanislaüs
Lubieniecius, le jeune,
était invité de
l'emmener à un état de complément, le
"Syntagnam Locorum S. Scripturae de
Trinitate," débuté par Andrew
Voidovius.